rivière
Maître Poète
Le printemps connaît les langueurs de ta Grâce
La lumière pleut
dessus la livrée de l’aurore
ô mon Epousée,
dessus la livrée de l’aurore
ô mon Epousée,
toi qui sais la soie de la Volupté, et
la splendeur de la Jouissance,
moi ne qui suis que ta servante et qu’une humble poétesse.
la splendeur de la Jouissance,
moi ne qui suis que ta servante et qu’une humble poétesse.
Le printemps connaît
les langueurs enflammées de ta Grâce,
les arbres et les animaux te révèrent,
les langueurs enflammées de ta Grâce,
les arbres et les animaux te révèrent,
car tu murmures à tout instant
des messes d’harmonie
et le règne de la beauté.
des messes d’harmonie
et le règne de la beauté.
Tu gis sur notre couche, en notre borde,
là où coule l’Anille,
nue comme le vent des bocages,
là où coule l’Anille,
nue comme le vent des bocages,
nos robes, nos escarpins, et nos bas de soie
reposent, inertes sur notre fauteuil,
témoins impassibles de nos sens grisés.
reposent, inertes sur notre fauteuil,
témoins impassibles de nos sens grisés.
Hier soir, à la brune, tu as bramé de liesse
quand, debout sur le radeau de ton pertuis,
ma langue et mes paumes t’ont édicté des odes de félicité
que tu as reprises des heures durant,
et j’ai bu le miel de ta Passion
que nous avons partagé, entrelacées l’une dans l’autre.
quand, debout sur le radeau de ton pertuis,
ma langue et mes paumes t’ont édicté des odes de félicité
que tu as reprises des heures durant,
et j’ai bu le miel de ta Passion
que nous avons partagé, entrelacées l’une dans l’autre.
Ce matin, les roses s’inclinent
devant l’ivresse de tes baisers,
tes seins haut plantés, fiers et lourds,
devant l’ivresse de tes baisers,
tes seins haut plantés, fiers et lourds,
se préparent à mes assauts,
ô ma Princesse,
écoute les rimes de mon chant,
ô ma Princesse,
écoute les rimes de mon chant,
il te dira ma ferveur,
et les délices de nos amours si pures ,
et si féminines !
et les délices de nos amours si pures ,
et si féminines !
Sophie Rivière
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