Impure
Maître Poète
Je ne saurais décrire cet homme. Je ne sais que son effet sur les autres. Lorsqu'il entrait dans une pièce, toutes les têtes tournaient vers lui simultanément. Il dégageait cette énergie électrique et magnétique qui attirait systématiquement le regard.
Dès que le miens s'est posé sur lui, je n'ai su reconnaître ce sentiment qui s'est niché en moi.
J'avais envie d'être à son bras, aussi fière et confiante que lui. Je voulais rayonner dans cette lumière qui le suivait. Je voulais que l'abime qui résidait entre nos âmes se referme, puis que ces dernières fusionnent, s'enlacent et s'envolent vers les cieux. Je savais qu'être à ses côtés était comme se retrouver perché sur le plus haut nuage du paradis : avoir ce sentiment de vertige, d'étourdissement, mais de bien-être et d'euphorie. Et j'ai réussi à y monté lentement, m'accrochant à ses regards, ses gestes et ses mielleuses paroles.
Lorsque je m'y suis installée, j'ai regardé ma vie d'autrefois avec ennuis, car de si haut mes souvenirs me semblaient minuscules, futiles et dépourvus d'intérêt. Il m'avait fait gouté à l'extase et désormais plus aucune autre chose ne valait la peine d'être vécu.
Mais au moment où, soudainement, mon paradis s'est effondré, la chute me parût insoutenable.
Au début, je ne ressentais rien. Une mince souffrance venait tarauder mon esprit. Puis, sans prévenir, le sentiment de tout perdre, que tout disparaît, que tout n'a jamais existé...
Car tout cela n'était qu'un rêve, et je me suis réveillée.
Le prince charmant, douce enfant, n'existe que dans les rêves.
Dès que le miens s'est posé sur lui, je n'ai su reconnaître ce sentiment qui s'est niché en moi.
J'avais envie d'être à son bras, aussi fière et confiante que lui. Je voulais rayonner dans cette lumière qui le suivait. Je voulais que l'abime qui résidait entre nos âmes se referme, puis que ces dernières fusionnent, s'enlacent et s'envolent vers les cieux. Je savais qu'être à ses côtés était comme se retrouver perché sur le plus haut nuage du paradis : avoir ce sentiment de vertige, d'étourdissement, mais de bien-être et d'euphorie. Et j'ai réussi à y monté lentement, m'accrochant à ses regards, ses gestes et ses mielleuses paroles.
Lorsque je m'y suis installée, j'ai regardé ma vie d'autrefois avec ennuis, car de si haut mes souvenirs me semblaient minuscules, futiles et dépourvus d'intérêt. Il m'avait fait gouté à l'extase et désormais plus aucune autre chose ne valait la peine d'être vécu.
Mais au moment où, soudainement, mon paradis s'est effondré, la chute me parût insoutenable.
Au début, je ne ressentais rien. Une mince souffrance venait tarauder mon esprit. Puis, sans prévenir, le sentiment de tout perdre, que tout disparaît, que tout n'a jamais existé...
Car tout cela n'était qu'un rêve, et je me suis réveillée.
Le prince charmant, douce enfant, n'existe que dans les rêves.