La honte
Tu ne sais que faire, que dire, où aller, que penser, comment t’en sauver
Tu reste là tout pantois et cois, attendant un miracle
Qui n’arrivera pas, nul entracte au spectacle
Sur ton dos le fardeau de tous les regards
Qui te transpercent milles fois de part en part
Courbe l’échine, garde le regard droit
Ne dis pas un mot pour ne pas tomber plus bas
Pour toi nul ami, nul abri, nul alibi
Pour se mettre à couvert, demander du répit
Se libérer de l’étau qui nous emprisonne
Dans nos têtes où toutes nos pensées noires résonnent
Tu donnerais tout au monde pour pouvoir être ailleurs
Fuir ne serais-ce qu’un instant, le feu des projecteurs
Disparaitre dans le décor est ton vœu te plus cher
T’enfoncer à des dizaines de mètres sous à terre
Rester seul, isolé à ruminer l’amertume
Le poids de la honte s’abat comme une enclume
Cette guerre en est une qui n’a ni armistice
Ni drapeau blanc ni de cri de cessez-le-feu
On te traine sur la scène sans autre forme de justice
On n’a d’autre choix que de suivre et jouer le jeu
On a tous et chacun été dans le rôle ingrat
De la pauvre victime qui ne méritait pas ça
Mais pourtant rien ni personne ne jamais s’apitoient
Trop heureux d’être du bon côté, cette fois
Soulagé d’être nul autre qu’un passif spectateur
Pas l’acteur forcé de jouer son propre déshonneur
Les surnoms, les quolibets, ces choses durent pour de bon
Telle une étiquette qu’on t’appose sur le front
Pour tout le monde tu es et pour toujours tu seras
Celui qui, dans la honte, fut connu pour la première fois
Tu ne sais que faire, que dire, où aller, que penser, comment t’en sauver
Tu reste là tout pantois et cois, attendant un miracle
Qui n’arrivera pas, nul entracte au spectacle
Sur ton dos le fardeau de tous les regards
Qui te transpercent milles fois de part en part
Courbe l’échine, garde le regard droit
Ne dis pas un mot pour ne pas tomber plus bas
Pour toi nul ami, nul abri, nul alibi
Pour se mettre à couvert, demander du répit
Se libérer de l’étau qui nous emprisonne
Dans nos têtes où toutes nos pensées noires résonnent
Tu donnerais tout au monde pour pouvoir être ailleurs
Fuir ne serais-ce qu’un instant, le feu des projecteurs
Disparaitre dans le décor est ton vœu te plus cher
T’enfoncer à des dizaines de mètres sous à terre
Rester seul, isolé à ruminer l’amertume
Le poids de la honte s’abat comme une enclume
Cette guerre en est une qui n’a ni armistice
Ni drapeau blanc ni de cri de cessez-le-feu
On te traine sur la scène sans autre forme de justice
On n’a d’autre choix que de suivre et jouer le jeu
On a tous et chacun été dans le rôle ingrat
De la pauvre victime qui ne méritait pas ça
Mais pourtant rien ni personne ne jamais s’apitoient
Trop heureux d’être du bon côté, cette fois
Soulagé d’être nul autre qu’un passif spectateur
Pas l’acteur forcé de jouer son propre déshonneur
Les surnoms, les quolibets, ces choses durent pour de bon
Telle une étiquette qu’on t’appose sur le front
Pour tout le monde tu es et pour toujours tu seras
Celui qui, dans la honte, fut connu pour la première fois