isa90
Maître Poète
Le poète se meurt, son stylo se vide sur la page abîmée
Comme l’hémorragie de ses sentiments blessés
Les derniers mots essoufflés sous les soupirs de douleurs
Ne peuvent plus irrigués son cœur.
Partie, la Muse tentatrice et ses multiples regards
Un jour, tristesse, mélancolie, colère ou désespoir
L’autre, ivresse, euphorie, passion impudique
Sous les dessus dessous suggérés à demi érotiques.
Le poète est fatigué, ses phrases sont si usées
Que l’on ne peut plus déchiffrer sur le papier
Les sensations qu’il voulait nous faire partager
Lorsque ses rêves lui permettaient de s’envoler.
Enfuie l’inspiration versatile qui donne des frissons
Où les mots transpirent sous la chaleur des émotions
Quand les poils se dressent le long de notre corps démuni
Par les saccades des phrases délicieusement choisies
Le poète agonise, la pointe de son crayon s’est cassée
Aphone comme un ténor à la voix brisée
Il veut crier tout ce que son corps saigne mais muets
Les stigmates de sa souffrance cachent son lourd secret.
Disparue la bouffée créatrice de ses sens en alerte
Vide, asséchée sur cette page complètement déserte,
Les mirages de ces pensées ne savent plus lire les images
Qu’il griffonnait dans son carnet de voyage.
Le poète s’éteint, la lueur de son imagination s’affaiblit
Sa respiration artistique s’est dangereusement ralentie
Dans un dernier soubresaut inattendu,
Sa main crispée, attachée à son stylo, s’est détendue.
Retrouvée, la muse aux milles couleurs
Où le désir n’a d’autre parfum que la saveur
De découvrir à l’infini l’extase de l’abandon indécent
De pouvoir exprimer enfin, tout ce qu’il ressent.
Isabelle.
Comme l’hémorragie de ses sentiments blessés
Les derniers mots essoufflés sous les soupirs de douleurs
Ne peuvent plus irrigués son cœur.
Partie, la Muse tentatrice et ses multiples regards
Un jour, tristesse, mélancolie, colère ou désespoir
L’autre, ivresse, euphorie, passion impudique
Sous les dessus dessous suggérés à demi érotiques.
Le poète est fatigué, ses phrases sont si usées
Que l’on ne peut plus déchiffrer sur le papier
Les sensations qu’il voulait nous faire partager
Lorsque ses rêves lui permettaient de s’envoler.
Enfuie l’inspiration versatile qui donne des frissons
Où les mots transpirent sous la chaleur des émotions
Quand les poils se dressent le long de notre corps démuni
Par les saccades des phrases délicieusement choisies
Le poète agonise, la pointe de son crayon s’est cassée
Aphone comme un ténor à la voix brisée
Il veut crier tout ce que son corps saigne mais muets
Les stigmates de sa souffrance cachent son lourd secret.
Disparue la bouffée créatrice de ses sens en alerte
Vide, asséchée sur cette page complètement déserte,
Les mirages de ces pensées ne savent plus lire les images
Qu’il griffonnait dans son carnet de voyage.
Le poète s’éteint, la lueur de son imagination s’affaiblit
Sa respiration artistique s’est dangereusement ralentie
Dans un dernier soubresaut inattendu,
Sa main crispée, attachée à son stylo, s’est détendue.
Retrouvée, la muse aux milles couleurs
Où le désir n’a d’autre parfum que la saveur
De découvrir à l’infini l’extase de l’abandon indécent
De pouvoir exprimer enfin, tout ce qu’il ressent.
Isabelle.