L’histoire du Petit Keupon Bleu ZUC
(remix du chaperon rouge en vers de douze pieds néo-classique diérèses et synérèses à l’oreille)
C’était hier, à l’époque déjà ancienne
Des cabines téléphoniques et du walkman,
Du cassoulet en boîte et des valses de Vienne,
Du Baby-foot, des gauloises bleues, des Ray-Ban,
Un « Beau Danube Noir » s’écoule dans les veines,
Du petit Keupon Bleu et de son perfecto,
Un cuir verdâtre, bleuâtre alourdi de chaînes,
Cheveux cyan et crâne tondu au recto,
Blue-jeans troué, délavé, il zone en déveine.
Dans la rue, sous les néons bleus d’un bar tabac,
Écouteurs aux oreilles, écoutant sans haine,
La chanson des Clash qui chantent « rock the casbah »
Dans la nuit bleutée, il longe la rue Verlaine,
Tenant un sac plastique à l’imprimé reflex*, >>*reflex : bleu d’imprimerie
Publicitaire au logo d’une grande chaîne,
De supermarché ou d’un resto tex-mex,
Remontant l’allée Barbe Bleue, il va sans peine,
Dans les « grands bois » surnom du quartier HLM,
De la cité « Staline » sociale et urbaine,
Dans les foyers c’est le moment du grand requiem,
L’info par Christine Ockrent la nouvelle reine
Du JT, cette blonde le Keupon Bleu sans fout,
Comme de la défaite des bleus à la traîne,
Lui il va chez l’édentée, la mémé Kung-fu,
Comme l’appellent les sales mômes sans gêne
Il lui apporte quelques vivres dans son sac,
Un Bresse bleu, un steak, une tome à la gène*, >>*tome à la gène : en patois tome au marc de raisin
Un litron de gros rouge, un poisson et du Jack,
En chemin il rencontre Rachid et Arsène,
Deux fans de Michaël Jackson et parfois dealers,
Des p’tits bleus pour les vrais, les caïds de la Seine,
Ils lui proposent de la beuh de la meilleur,
Une jolie fumée bleue s’envole sous Sélène,
Après avoir fumé il leur dit j’suis à sec
J’ai un truc à faire il se peut que je revienne,
Je livre mère grand, j’aurai droit aux bombecs,
Si vous voyez et p’être ben la p’tite étrenne,
« Hé fait gaffe la bleusaille rode ce soir »
Merci, j’suis vierge comme la p’tite pérenne,
Alors les grands vilains loups vont se faire avoir,
Manque de bol il tombe sur la gangrène,
Sànchez et Brossart aussi bêtes que méchants,
Les deux gros Dupond de la connerie humaine,
Dans leur uniformes bleus franc pas aguichant,
- Hé ! v’là ti pas le chaperon bleu, Germaine
- On va s’le faire mon Jacky le p’tit keupon,
-Mains contre le mur, si tu bouges, on te saigne,
- Hé ! Du calme j’ai rien fait les frères Dupont,
-Vas y fais le malin, (ils lui collent une baigne)
Après une fouille et quelques baffes plus tard,
- Tu vas où comme ça sale petite teigne,
- Porter du pain à ma grand-mère et un pétard,
- Et elle habite où ta mamie, rue sans peigne ?
Une vanne qui n’est même pas du Audiard
Pensa alors le petit keupon qui réfrène
Un léger air narquois dans le bleu de ses yeux,
Et faillit leur répondre d’un trait « non ! à Fresnes »,
Mais les deux cyanosés bien trop prétentieux,
Uniquement leur humour c’est sûr ne comprennent
Alors il dit, - « dans la maison bleue en forêt,
Enfin, près de la vielle usine à pyralène »,
Une mamie soixante-huitarde se peut il,
Intéressant, se dirent les deux grosses hyènes
Assermentées dans leur esprit sournois et vil,
Ils le laissèrent partir dans la nuit sereine,
Après lui avoir confisqué les deux « teilbou »,
Il n’était pas encore adulte le cheyenne,
Pour eux sioux, cheyenne, iroquois ou hibou
Ces oiseaux de nuit tous de la mauvaise graine,
- « On va les apporter nous même mon p’tit gars,
T’inquiète avec nous mémé sera une reine,
si t’as pas menti, vrai y aura pas dégâts,
Va à pince, fume un tarpet, on te parraine »,
Le petit keupon bleu trouvant ça pas normal
Se dépêcha et couru vite à perdre halène,
Jusqu’ à la maison bleue dans le noir optimal,
Où derrière les volets azurés, il règne
"Morbleu !" Un silence à vous glacer le sang,
Alors une peur bleue (ça va de soit ) s’imprègne
Aux gestes du petit Keupon, qui va pressant
Du doigt la sonnette qui retentit à peine,
Et une voix roque fit « entre mon petit »
Il reprit une grande bouffée d’oxygène,
Et ouvrant la porte il pensa « quel abruti »
Tout en se précipitant tout droit dans l’arène,
A l’intérieur quel chantier tout est renversé,
Il vit les deux bouteilles et un gilet de laine,
Les fleurs au sol comme l’arrivée d’un tiercé
Pas gagnant, dans le lit une forme indigène,
A la tête indigo, poilue et boursouflée,
- Mamy que tu as une drôle de dégaine,
- Ho ! Mamy, Mamy blue, que tu es gonflée,
- Ta gueule gamin, arrête ta rengaine,
- Merde ! La voix d’un des Ducon qu’il s’exclama,
Mais le temps de comprendre, l’autre lui assène
Un grand coup derrière la tête qui l’assomma,
Dans le lit violée par les deux énergumènes,
Gisait la vielle à moitié nue pleine de bleus,
Mais plus bas dans la cité Rachid et Arsène,
Qui attendaient le retour de ce chien galeux
De punk, (simple divergence d’un choix de scène)
Avaient vu les gyrophares bleus qui montaient,
Dans la nuit vers la battisse antédiluvienne,
Alors poussant leurs cris de guerre ils ameutaient,
Les gosses de la zone libre et lycéenne,
Pour monter à l’assaut défendre leur poto,
Façon intifada à la palestinienne,
Pour la suite, je ne vous fait pas la photo
Mais les deux fonctionnaires dans leur quatre ailes naine,
Bleue réglementaire s’enfuirent loin, très loin,
Quand sur la radio FM passait Thiéfaine.
C’est là que l’histoire déjante dans les coins,
Car le coup lui avait laissé une migraine,
Près de lui une jeune beurette aux yeux
Améthystes, douce dans un chant de sirène
Lui chantait gentiment sur un air malicieux
Cette chanson célèbre singing in the « raine »
Et ses longs voiles turquoises qui l’habillaient
La transformait en la vierge cananéenne,
De sa bouche d’un baiser les mots s’envolaient
En une myriade d’argus* en ronde obscène, >>* l’argus bleu : papillon
Virevoltant comme de drôles de gugus,
Et le sol vibrait d’une musique africaine,
Les éléphants bleus en écoliers tel Angus*, >>* Angus : Angus Young guitariste d’AC/DC
Dansaient la bourrée, pogo à l’armoricaine,
Et les baleines bleues spasmoldiaient en cœur,
Les piafs zoziotaient alignés sur les antennes
Le dirlo du lycée qui hier l’avait exclu,
Voulant séduire la prof’ de langue italienne
En paon faisait la roue, la plume dans le cul,
Quand une main ferme comme des coups de gégènes
Le secoua et une voix qui l'interrompt,
«Hé! faut q’t’arrêtes les champ’ hallucinogènes »
- OK, demain je m'mets au rouge chaperon.
(cette histoire n’était qu’un rêve sans chute et sans morale,
les contes c’est pour les enfants mais ça remonte le moral)

(remix du chaperon rouge en vers de douze pieds néo-classique diérèses et synérèses à l’oreille)
C’était hier, à l’époque déjà ancienne
Des cabines téléphoniques et du walkman,
Du cassoulet en boîte et des valses de Vienne,
Du Baby-foot, des gauloises bleues, des Ray-Ban,
Un « Beau Danube Noir » s’écoule dans les veines,
Du petit Keupon Bleu et de son perfecto,
Un cuir verdâtre, bleuâtre alourdi de chaînes,
Cheveux cyan et crâne tondu au recto,
Blue-jeans troué, délavé, il zone en déveine.
Dans la rue, sous les néons bleus d’un bar tabac,
Écouteurs aux oreilles, écoutant sans haine,
La chanson des Clash qui chantent « rock the casbah »
Dans la nuit bleutée, il longe la rue Verlaine,
Tenant un sac plastique à l’imprimé reflex*, >>*reflex : bleu d’imprimerie
Publicitaire au logo d’une grande chaîne,
De supermarché ou d’un resto tex-mex,
Remontant l’allée Barbe Bleue, il va sans peine,
Dans les « grands bois » surnom du quartier HLM,
De la cité « Staline » sociale et urbaine,
Dans les foyers c’est le moment du grand requiem,
L’info par Christine Ockrent la nouvelle reine
Du JT, cette blonde le Keupon Bleu sans fout,
Comme de la défaite des bleus à la traîne,
Lui il va chez l’édentée, la mémé Kung-fu,
Comme l’appellent les sales mômes sans gêne
Il lui apporte quelques vivres dans son sac,
Un Bresse bleu, un steak, une tome à la gène*, >>*tome à la gène : en patois tome au marc de raisin
Un litron de gros rouge, un poisson et du Jack,
En chemin il rencontre Rachid et Arsène,
Deux fans de Michaël Jackson et parfois dealers,
Des p’tits bleus pour les vrais, les caïds de la Seine,
Ils lui proposent de la beuh de la meilleur,
Une jolie fumée bleue s’envole sous Sélène,
Après avoir fumé il leur dit j’suis à sec
J’ai un truc à faire il se peut que je revienne,
Je livre mère grand, j’aurai droit aux bombecs,
Si vous voyez et p’être ben la p’tite étrenne,
« Hé fait gaffe la bleusaille rode ce soir »
Merci, j’suis vierge comme la p’tite pérenne,
Alors les grands vilains loups vont se faire avoir,
Manque de bol il tombe sur la gangrène,
Sànchez et Brossart aussi bêtes que méchants,
Les deux gros Dupond de la connerie humaine,
Dans leur uniformes bleus franc pas aguichant,
- Hé ! v’là ti pas le chaperon bleu, Germaine
- On va s’le faire mon Jacky le p’tit keupon,
-Mains contre le mur, si tu bouges, on te saigne,
- Hé ! Du calme j’ai rien fait les frères Dupont,
-Vas y fais le malin, (ils lui collent une baigne)
Après une fouille et quelques baffes plus tard,
- Tu vas où comme ça sale petite teigne,
- Porter du pain à ma grand-mère et un pétard,
- Et elle habite où ta mamie, rue sans peigne ?
Une vanne qui n’est même pas du Audiard
Pensa alors le petit keupon qui réfrène
Un léger air narquois dans le bleu de ses yeux,
Et faillit leur répondre d’un trait « non ! à Fresnes »,
Mais les deux cyanosés bien trop prétentieux,
Uniquement leur humour c’est sûr ne comprennent
Alors il dit, - « dans la maison bleue en forêt,
Enfin, près de la vielle usine à pyralène »,
Une mamie soixante-huitarde se peut il,
Intéressant, se dirent les deux grosses hyènes
Assermentées dans leur esprit sournois et vil,
Ils le laissèrent partir dans la nuit sereine,
Après lui avoir confisqué les deux « teilbou »,
Il n’était pas encore adulte le cheyenne,
Pour eux sioux, cheyenne, iroquois ou hibou
Ces oiseaux de nuit tous de la mauvaise graine,
- « On va les apporter nous même mon p’tit gars,
T’inquiète avec nous mémé sera une reine,
si t’as pas menti, vrai y aura pas dégâts,
Va à pince, fume un tarpet, on te parraine »,
Le petit keupon bleu trouvant ça pas normal
Se dépêcha et couru vite à perdre halène,
Jusqu’ à la maison bleue dans le noir optimal,
Où derrière les volets azurés, il règne
"Morbleu !" Un silence à vous glacer le sang,
Alors une peur bleue (ça va de soit ) s’imprègne
Aux gestes du petit Keupon, qui va pressant
Du doigt la sonnette qui retentit à peine,
Et une voix roque fit « entre mon petit »
Il reprit une grande bouffée d’oxygène,
Et ouvrant la porte il pensa « quel abruti »
Tout en se précipitant tout droit dans l’arène,
A l’intérieur quel chantier tout est renversé,
Il vit les deux bouteilles et un gilet de laine,
Les fleurs au sol comme l’arrivée d’un tiercé
Pas gagnant, dans le lit une forme indigène,
A la tête indigo, poilue et boursouflée,
- Mamy que tu as une drôle de dégaine,
- Ho ! Mamy, Mamy blue, que tu es gonflée,
- Ta gueule gamin, arrête ta rengaine,
- Merde ! La voix d’un des Ducon qu’il s’exclama,
Mais le temps de comprendre, l’autre lui assène
Un grand coup derrière la tête qui l’assomma,
Dans le lit violée par les deux énergumènes,
Gisait la vielle à moitié nue pleine de bleus,
Mais plus bas dans la cité Rachid et Arsène,
Qui attendaient le retour de ce chien galeux
De punk, (simple divergence d’un choix de scène)
Avaient vu les gyrophares bleus qui montaient,
Dans la nuit vers la battisse antédiluvienne,
Alors poussant leurs cris de guerre ils ameutaient,
Les gosses de la zone libre et lycéenne,
Pour monter à l’assaut défendre leur poto,
Façon intifada à la palestinienne,
Pour la suite, je ne vous fait pas la photo
Mais les deux fonctionnaires dans leur quatre ailes naine,
Bleue réglementaire s’enfuirent loin, très loin,
Quand sur la radio FM passait Thiéfaine.
C’est là que l’histoire déjante dans les coins,
Car le coup lui avait laissé une migraine,
Près de lui une jeune beurette aux yeux
Améthystes, douce dans un chant de sirène
Lui chantait gentiment sur un air malicieux
Cette chanson célèbre singing in the « raine »
Et ses longs voiles turquoises qui l’habillaient
La transformait en la vierge cananéenne,
De sa bouche d’un baiser les mots s’envolaient
En une myriade d’argus* en ronde obscène, >>* l’argus bleu : papillon
Virevoltant comme de drôles de gugus,
Et le sol vibrait d’une musique africaine,
Les éléphants bleus en écoliers tel Angus*, >>* Angus : Angus Young guitariste d’AC/DC
Dansaient la bourrée, pogo à l’armoricaine,
Et les baleines bleues spasmoldiaient en cœur,
Les piafs zoziotaient alignés sur les antennes
Le dirlo du lycée qui hier l’avait exclu,
Voulant séduire la prof’ de langue italienne
En paon faisait la roue, la plume dans le cul,
Quand une main ferme comme des coups de gégènes
Le secoua et une voix qui l'interrompt,
«Hé! faut q’t’arrêtes les champ’ hallucinogènes »
- OK, demain je m'mets au rouge chaperon.
(cette histoire n’était qu’un rêve sans chute et sans morale,
les contes c’est pour les enfants mais ça remonte le moral)
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