amapoesia
Nouveau poète
Le Passage (concours)
J’ai souvent pénétré, sans trop savoir comment,
Dans l’étrange éthéré royaume des chimères.
Sitôt franchie la frontière insubstancielle,
L’âme devient légère, absolue, irréelle.
Le poids de la raison, les conventions amères
Disparaissent au vent, emportant mes tourments.
Lasse de l’accablant, du pesant quotidien,
Lors, je conclus un jour de percer le secret
Du mystérieux passage vers mon paradis,
Je voulais sciemment accéder au lieu-dit !
Je concentrai mon cœur sur ce vibrant décret,
Mais rien de bien n’advint, qu’un immense chagrin.
Le cœur et son cortège d’amour, de passion,
N’étant pas le sésame que je présumais,
J’encourageai mon âme à tenter le voyage.
Elle, belle et candide, généreuse et sage,
Prit d’assaut le passage. Sa foi l’enflammait !
Mais la défaite, à nouveau, fut sans compassion.
Je résolus alors de passer par l’esprit,
Par l’onde des pensées, par l’imagination.
Je savais la puissance de l’intelligence
Et comptais sur le fort pouvoir de la science.
Mais la porte, têtue, resta sans réaction.
Enragée, dépitée, je n’avais rien appris.
Cédant au désespoir, au sort, à l’infortune,
Abandonnant aux dieux mes desseins oniriques,
Je laissai s’engouffrer dans mon être abattu
Un curieux vent d’oubli aux étranges vertus,
Une adorable brise, un souffle pacifique.
J’avais passé sans rien la barrière opportune !
Ainsi donc la fameuse frontière invisible
N’était franchissable que par l’émotion.
Un abandon total à la force des rêves
Dont le plus grand talent est de signer la trêve.
Je saurais désormais retrouver ma nation,
Ma patrie véritable, mon antre invincible.
J’ai souvent pénétré, sans trop savoir comment,
Dans l’étrange éthéré royaume des chimères.
Sitôt franchie la frontière insubstancielle,
L’âme devient légère, absolue, irréelle.
Le poids de la raison, les conventions amères
Disparaissent au vent, emportant mes tourments.
Lasse de l’accablant, du pesant quotidien,
Lors, je conclus un jour de percer le secret
Du mystérieux passage vers mon paradis,
Je voulais sciemment accéder au lieu-dit !
Je concentrai mon cœur sur ce vibrant décret,
Mais rien de bien n’advint, qu’un immense chagrin.
Le cœur et son cortège d’amour, de passion,
N’étant pas le sésame que je présumais,
J’encourageai mon âme à tenter le voyage.
Elle, belle et candide, généreuse et sage,
Prit d’assaut le passage. Sa foi l’enflammait !
Mais la défaite, à nouveau, fut sans compassion.
Je résolus alors de passer par l’esprit,
Par l’onde des pensées, par l’imagination.
Je savais la puissance de l’intelligence
Et comptais sur le fort pouvoir de la science.
Mais la porte, têtue, resta sans réaction.
Enragée, dépitée, je n’avais rien appris.
Cédant au désespoir, au sort, à l’infortune,
Abandonnant aux dieux mes desseins oniriques,
Je laissai s’engouffrer dans mon être abattu
Un curieux vent d’oubli aux étranges vertus,
Une adorable brise, un souffle pacifique.
J’avais passé sans rien la barrière opportune !
Ainsi donc la fameuse frontière invisible
N’était franchissable que par l’émotion.
Un abandon total à la force des rêves
Dont le plus grand talent est de signer la trêve.
Je saurais désormais retrouver ma nation,
Ma patrie véritable, mon antre invincible.