amapoesia
Nouveau poète
Le pardon
L’aube est venue, s’arrachant au sommeil,
Belle ingénue qui cent fois s’émerveille.
L’aube a trouvé, gisant à son chevet,
Un matin lourd, empesé de regrets.
J’ai trouvé l’aube à demi dévêtue
Dans le froid cru qui succède à la nuit.
Ses illusions s’étant à jamais tues,
Elle attendait, résignée, la minuit.
L’aube a tremblé sous les assauts du soir.
Elle a saigné sur les coups de midi,
Mais c’est l’aurore, par quelque perfidie,
Qui l’acheva d’un indigne Bonsoir.
J’ai dit à l’aube, qui s’abandonnait,
« Le crépuscule est malheureux sans toi.
Ses bras sont las de ce qu’il te donnait,
Ne sens tu pas ton cœur qui s’apitoie ? »
L’aube a frémi au son de mes pensées,
Ses grands yeux clairs ont embrassé l’espoir
D’effacer tout et de recommencer.
Il n’est jamais trop tard pour s’émouvoir.
L’aube est venue, s’arrachant au sommeil,
Belle ingénue qui cent fois s’émerveille.
L’aube a trouvé, gisant à son chevet,
Un matin lourd, empesé de regrets.
J’ai trouvé l’aube à demi dévêtue
Dans le froid cru qui succède à la nuit.
Ses illusions s’étant à jamais tues,
Elle attendait, résignée, la minuit.
L’aube a tremblé sous les assauts du soir.
Elle a saigné sur les coups de midi,
Mais c’est l’aurore, par quelque perfidie,
Qui l’acheva d’un indigne Bonsoir.
J’ai dit à l’aube, qui s’abandonnait,
« Le crépuscule est malheureux sans toi.
Ses bras sont las de ce qu’il te donnait,
Ne sens tu pas ton cœur qui s’apitoie ? »
L’aube a frémi au son de mes pensées,
Ses grands yeux clairs ont embrassé l’espoir
D’effacer tout et de recommencer.
Il n’est jamais trop tard pour s’émouvoir.