79didou
Maître Poète
Elle s’asseyait tous les midis sur le même banc
Sous le vieux chêne aigri de ses écorces à cran
Le rire des enfants, égayé par la cloche de midi
Qui annonçait la venue de Guignol et ses amis
Ne semblait perturber derrière ses pages blanches
La sérénité de son sourire des grands dimanches
Vêtue d’une robe légère tissée dans un vert azur
Elle ne laissait dévoiler d’elle qu’à demi-mesure
Le teint de ses pieds déchaussés sur le gravier
Les abeilles qui filaient le marchand de glace
Dessinaient pleines d’entrain sur les cornets
Des cercles furieux à chasser la grande place
Inébranlable inconnue à la longue chevelure dorée
Animant toutes mes pensées dans l’effervescence
Des esprits joviaux dans un petit parc de quartier
De la fontaine Wallace, point de mon errance
Je n’ai su qu’entre deux breuvages de son filet
Recourber l’échine en repoussant l’échéance
Se souviendra-t-elle un jour, infâme douceur
De cette ombre qui nourrissait les moineaux
Et qui saisissait tel un pinceau sur le tableau
Le lagon vert de son regard qui à toute heure,
Volait la vedette du bois vernis des chevaux
Des manèges enchantés des enfants de cœur
L’aimer ne fut pour moi qu’une formalité
Elle qui ne vécut l’amour que sur ses feuillets
Nous avons connu ensemble toutes les saisons
Prés des bacs à sable et des morceaux de gazon
Sans que la moiteur de mes joues rouges n’étoffe
En elle, le désir de franchir le cap de ses strophes.
Sous le vieux chêne aigri de ses écorces à cran
Le rire des enfants, égayé par la cloche de midi
Qui annonçait la venue de Guignol et ses amis
Ne semblait perturber derrière ses pages blanches
La sérénité de son sourire des grands dimanches
Vêtue d’une robe légère tissée dans un vert azur
Elle ne laissait dévoiler d’elle qu’à demi-mesure
Le teint de ses pieds déchaussés sur le gravier
Les abeilles qui filaient le marchand de glace
Dessinaient pleines d’entrain sur les cornets
Des cercles furieux à chasser la grande place
Inébranlable inconnue à la longue chevelure dorée
Animant toutes mes pensées dans l’effervescence
Des esprits joviaux dans un petit parc de quartier
De la fontaine Wallace, point de mon errance
Je n’ai su qu’entre deux breuvages de son filet
Recourber l’échine en repoussant l’échéance
Se souviendra-t-elle un jour, infâme douceur
De cette ombre qui nourrissait les moineaux
Et qui saisissait tel un pinceau sur le tableau
Le lagon vert de son regard qui à toute heure,
Volait la vedette du bois vernis des chevaux
Des manèges enchantés des enfants de cœur
L’aimer ne fut pour moi qu’une formalité
Elle qui ne vécut l’amour que sur ses feuillets
Nous avons connu ensemble toutes les saisons
Prés des bacs à sable et des morceaux de gazon
Sans que la moiteur de mes joues rouges n’étoffe
En elle, le désir de franchir le cap de ses strophes.