Le vent caresse les vagues ondulant dans ses cheveux et la mer berce les algues cachées au fond de ses yeux Sa vie coule, monotone entre Aleth et les Sablons mais dans sa tête bourdonne l'appel des grands horizons. De Dinan à Saint-Servan tout le long des blonds rivages que de rêves, de mirages dans la mer et dans le vent... Sur un beau vaisseau corsaire son aïeul était gabier alors, la nuit tout entière il rêve de s'en aller loin des doux bords de la Rance. Il voudrait quitter le port le havre de son enfance pour la grand'course au trésor... De Dinan à Saint-Servan tout le long des blonds rivages que de rêves, de mirages dans la mer et dans le vent... Las de traîner sa misère loin de la grève il est parti un matin, dans la lumière vers les mondes infinis. Sur sa frêle goélette il disparut en chantant et nul ne connaît sa retraite que le soleil et le vent.