rivière
Maître Poète
Le missel de la Jouissance et la tendresse
Des langueurs de flamme
se déversent dessus les versets du vent,
dessus les bocages,
des mouettes montent vers les cieux
et racontent au monde
la cueillaison d’une harmonie.
Je marche, heureuse comme une enfant,
parmi les rues du Mans,
la clarté de l’aurore m’inculque l’astre de ta beauté,
mon sac à main se balance à mon épaule,
ma longue chevelure châtaine pend
à la vergue de mon dos,
ma robe courte et mes bas de soie
rutilent aux sourires du printemps
tandis que résonne sur l’asphalte la messe de mes escarpins,
parfois, des hommes me sifflent,
mais peu me chaut leur comportement,
car je n’aime rien tant que
l’orgueil de tes seins, ô mon amante, mon Epousée,
tressautant sous ta tunique d’organdi.
Je sais que tu m’attends en ton logis,
je m’approche mon amour,
toi qui m’as initiée aux plaisirs de Lesbos,
j’ai tant besoin de ta Grâce.
En arrivant, laisse-moi te posséder,
laisse-moi t’enseigner à tout heure que Dieu fait,
les rimes de ma passion si pure et si féminine
afin de te mener en l’océan de la volupté,
et de te faire connaître
le missel de la Jouissance et la tendresse !
Sophie Rivière
Des langueurs de flamme
se déversent dessus les versets du vent,
dessus les bocages,
des mouettes montent vers les cieux
et racontent au monde
la cueillaison d’une harmonie.
Je marche, heureuse comme une enfant,
parmi les rues du Mans,
la clarté de l’aurore m’inculque l’astre de ta beauté,
mon sac à main se balance à mon épaule,
ma longue chevelure châtaine pend
à la vergue de mon dos,
ma robe courte et mes bas de soie
rutilent aux sourires du printemps
tandis que résonne sur l’asphalte la messe de mes escarpins,
parfois, des hommes me sifflent,
mais peu me chaut leur comportement,
car je n’aime rien tant que
l’orgueil de tes seins, ô mon amante, mon Epousée,
tressautant sous ta tunique d’organdi.
Je sais que tu m’attends en ton logis,
je m’approche mon amour,
toi qui m’as initiée aux plaisirs de Lesbos,
j’ai tant besoin de ta Grâce.
En arrivant, laisse-moi te posséder,
laisse-moi t’enseigner à tout heure que Dieu fait,
les rimes de ma passion si pure et si féminine
afin de te mener en l’océan de la volupté,
et de te faire connaître
le missel de la Jouissance et la tendresse !
Sophie Rivière