Le miroir...
Elle caresse la pierre, sent son âme,
Cette frontière est si mince entre elles...
L' absence, sombre voile de dentelle
En noires volutes, enlace le drame...
Ses yeux ombrés peu à peu s'éveillent,
S'ouvrent à cette invisible présence...
Son âme libérée s'élève en silence,
Sourit à cet amour qui sommeille...
Aux chemins empierrés de son cœur,
Le bonheur avait pourtant disparu,
S'accoutumant aux sentiers battus
Où fleurissent tristesse et malheur...
Elle entend des battements d'ailes,
Un doux parfum se répand alentour,
Une plume a tracé : «pour toujours»
Sur le vieux miroir de la chapelle...
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