fée de blé
Maître Poète
Mon éducation se résume
à l’abc de la politesse
pour ceux qui me donne
pain et monnaie
comme menu quotidien.
Issu de famille peu aisée
J’ai toujours admiré les orateurs
Les écrivains, les raconteurs.
Ceux qui me font rêver
de simples mots raboutés.
Un jour, sans crier gare
un désir jaloux
est venu me titiller
je n'ai pu résister,
Je me suis mis à voler.
Voler les mots
pour les engranger
En prévision de la disette
sévissant par froid et frimas.
Semaines après semaines
Mois après mois
Années après années
J’en ai rempli tout mon grenier
À en faire pâlir tous les fermiers.
Mais mes mots,en coquetterie
Mignons et dentelés
Faisaient défaut de métier.
J’ai alors appris à recueillir
Les mots vociférés
Ceux que l’on jette sans effort
Aux pauvres de condition.
Je les ai pris, brossés, apprivoisés.
Mais là encore, sans caractère,
ni profondeur.ils me laissaient pantois.
Alors, dans un moment d’égarement
J’ai volé à un gentilhomme
Le fil de ses pensées,
Il se baladait ,gardes en repos
Devant mon esprit dénudé.
C’est tout ce dont j’avais besoin
Pour enfiler mon aiguille.
Enfin, je vais me coudre
de jolis vers et vous les dérouler
sur papier argent , tout rafinnés
Vous en resterez bouche-bée
C'est évident ,plus que probant.
Maintenant, je me déclare écrivain
de basse cour, certes,
mais quand même ,un.
Avec mes mots empruntés,
Je vous raconterai l' histoire
de ma vie tissée de misères
En un langage soigné et délicat.
Aujourd'ui
Je serai le parolier du jour
j'échangerai ma pitance
pour quelques bravos
ou mieux encore
quelques éloges,
s'il vous plaît.
bien entendu.
à l’abc de la politesse
pour ceux qui me donne
pain et monnaie
comme menu quotidien.
Issu de famille peu aisée
J’ai toujours admiré les orateurs
Les écrivains, les raconteurs.
Ceux qui me font rêver
de simples mots raboutés.
Un jour, sans crier gare
un désir jaloux
est venu me titiller
je n'ai pu résister,
Je me suis mis à voler.
Voler les mots
pour les engranger
En prévision de la disette
sévissant par froid et frimas.
Semaines après semaines
Mois après mois
Années après années
J’en ai rempli tout mon grenier
À en faire pâlir tous les fermiers.
Mais mes mots,en coquetterie
Mignons et dentelés
Faisaient défaut de métier.
J’ai alors appris à recueillir
Les mots vociférés
Ceux que l’on jette sans effort
Aux pauvres de condition.
Je les ai pris, brossés, apprivoisés.
Mais là encore, sans caractère,
ni profondeur.ils me laissaient pantois.
Alors, dans un moment d’égarement
J’ai volé à un gentilhomme
Le fil de ses pensées,
Il se baladait ,gardes en repos
Devant mon esprit dénudé.
C’est tout ce dont j’avais besoin
Pour enfiler mon aiguille.
Enfin, je vais me coudre
de jolis vers et vous les dérouler
sur papier argent , tout rafinnés
Vous en resterez bouche-bée
C'est évident ,plus que probant.
Maintenant, je me déclare écrivain
de basse cour, certes,
mais quand même ,un.
Avec mes mots empruntés,
Je vous raconterai l' histoire
de ma vie tissée de misères
En un langage soigné et délicat.
Aujourd'ui
Je serai le parolier du jour
j'échangerai ma pitance
pour quelques bravos
ou mieux encore
quelques éloges,
s'il vous plaît.
bien entendu.
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