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Le mat du givre

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Titon
  • Date de début Date de début

Titon

Nouveau poète
J’ai souvenir d’un sommet constellé de roses
Aux pétales si câlines que la passion
Ne saurais n’en faire parti. J’ai des frissons
De cette rosée timide épousant ma pose,
De ce doux parfum me chatouillant tout entier
Alors que je baigne mon âme, mes pensées,
Mon essence même dans ces fleurs menacées
Par tous sévices qui puissent les côtoyer…

J’ai tant de frissons aujourd’hui encore :
Frissons des mémoires de mon passées,
Frissons de mon corps froid et effaré,
Frissons de la mort dont je suis l’auteur!

La glace me couvre, me mate,
Mon sommet n’est plus qu’un chagrin,
Une terre froide et ingrate
Où la brise fait place au grain.

Je ne mérite pas mieux que Merteuil :
Perdre à trop vouloir, se détruire par
L’invention en l’élevant au rang d’art,
Se maudire par envie et orgueil.

Et même les plus chaleureuses de mes larmes
Ne pourront résoudre ce givre irréductible.
Je souhaiterai futilement tous les charmes
De l’Immortelle des neiges, infatigable.
Mais, cette dépouille qu’est mon âme en ces temps
Ne verra sur elle qu’un bouquet de chardons
À la tête, bien ancrés, bien mérité, dont
L’empire sera, que de tourments, permanant…
 
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