rivière
Maître Poète
Le magnificat de ta chair
Relis-tu encore mes vers,
ma Douce
à
la chair de Grâce,
que
je t’écrivais chaque matin
dans
la chevelure radieuse de l’aurore ?
Mes odes célébraient
l’héraldique de nos tuniques,
la moire de nos bas, et de nos escarpins
jonchant l’herbe de la prée
parmi
le thym et le serpolet,
je proclamai
les cantiques de tes lèvres
contre
les fards des bocages,
l’annonce de mes paumes
dedans
les jardins de tes aisselles,
et
je dictai à ta rivière d’amour
le magnificat de ta chair
que
nous reprenions
jusqu’au péan de ta splendeur,
jusqu’à l’hymne de ta Jouissance.
Tu m’as quittée,
sans raison,
pour aller à la Ville,
et depuis ce jour maudit,
je te pleure,
je vais sans cesse par les bourgs
m’enquérir
de tes nouvelles.
Relis-tu encore mes vers,
ma Douce
à
la chair de Grâce,
que
je t’écrivais chaque matin
dans
la chevelure radieuse de l’aurore ?
Sophie 839
Relis-tu encore mes vers,
ma Douce
à
la chair de Grâce,
que
je t’écrivais chaque matin
dans
la chevelure radieuse de l’aurore ?
Mes odes célébraient
l’héraldique de nos tuniques,
la moire de nos bas, et de nos escarpins
jonchant l’herbe de la prée
parmi
le thym et le serpolet,
je proclamai
les cantiques de tes lèvres
contre
les fards des bocages,
l’annonce de mes paumes
dedans
les jardins de tes aisselles,
et
je dictai à ta rivière d’amour
le magnificat de ta chair
que
nous reprenions
jusqu’au péan de ta splendeur,
jusqu’à l’hymne de ta Jouissance.
Tu m’as quittée,
sans raison,
pour aller à la Ville,
et depuis ce jour maudit,
je te pleure,
je vais sans cesse par les bourgs
m’enquérir
de tes nouvelles.
Relis-tu encore mes vers,
ma Douce
à
la chair de Grâce,
que
je t’écrivais chaque matin
dans
la chevelure radieuse de l’aurore ?
Sophie 839