Innominemaria
Nouveau poète
Pareil au grand lys blanc qui se balance doucement dans la brise fraiche et légère, j’oscille lentement, à droite, à gauche, au rythme des notes silencieuses du mois de mai.
Aveugle et sourd dans un monde souffrant, je voltige et toujours je reste au même endroit, et devant moi défilent les mortelles années, apposant sur mon cœur leurs emprises douceâtres.
Chaque matin, je pleure, et mes feuilles toujours recueillent mes larmes dans leurs esprits, et chaque soir elles les laissent tomber pour en reprendre d’autre.
Sous le joug éternel de la mélancolie je me suis incliné - ô fatalité !-, et d’un regard vague et las j’ai quitté la paix et la sérénité –mais les ais-je connus ?-.
Souffrir, crier, mourir, aimer, passer les heures sombres et soudain les revivre, encore, toujours, inlassablement ;
Comme un grand lys blanc.
Aveugle et sourd dans un monde souffrant, je voltige et toujours je reste au même endroit, et devant moi défilent les mortelles années, apposant sur mon cœur leurs emprises douceâtres.
Chaque matin, je pleure, et mes feuilles toujours recueillent mes larmes dans leurs esprits, et chaque soir elles les laissent tomber pour en reprendre d’autre.
Sous le joug éternel de la mélancolie je me suis incliné - ô fatalité !-, et d’un regard vague et las j’ai quitté la paix et la sérénité –mais les ais-je connus ?-.
Souffrir, crier, mourir, aimer, passer les heures sombres et soudain les revivre, encore, toujours, inlassablement ;
Comme un grand lys blanc.