rivière
Maître Poète
Le Loir connaît le vin de notre magnificence
Je m’endormirai encore ce soir
sur tes hanches profondes,
toi ma Douce, mon amante
dont j’effeuille chaque matin et chaque soir
sur tes hanches profondes,
toi ma Douce, mon amante
dont j’effeuille chaque matin et chaque soir
les pétales de la Féminité.
J’élève à tout instant l’autel d’or de ta Beauté,
car je suis ta poétesse
depuis qu’en mai dernier je suis devenue tienne,
J’élève à tout instant l’autel d’or de ta Beauté,
car je suis ta poétesse
depuis qu’en mai dernier je suis devenue tienne,
le Loir connaît le vin de notre magnificence.
Avant de te connaître je n’étais qu’une humble paysanne,
ignorante des jeux de la Passion,
aucune femme n’avait comblé le vide de mes bras,
Avant de te connaître je n’étais qu’une humble paysanne,
ignorante des jeux de la Passion,
aucune femme n’avait comblé le vide de mes bras,
je t’ai rencontrée à la fête patronale
alors que tu déambulais, fière et hiératique, en notre bourg,
les broderies d’or de ta robe luisaient dans la torpeur
de l’horizon, tes yeux avaient le bleu des cieux de Lesbos,
alors que tu déambulais, fière et hiératique, en notre bourg,
les broderies d’or de ta robe luisaient dans la torpeur
de l’horizon, tes yeux avaient le bleu des cieux de Lesbos,
les oiseaux te révéraient, les arbres s’inclinaient
au fur et à mesure de ta marche,
la perfection de tes traits m’ensorcela,
je me jetai à tes pieds, et je te déclarai mon Amour,
au fur et à mesure de ta marche,
la perfection de tes traits m’ensorcela,
je me jetai à tes pieds, et je te déclarai mon Amour,
tu me souris, tu me tendis une rose qui garnissait ton chignon,
je l’acceptai avec dévotion. Je te revis maintes fois,
et mon émoi grandit de jour en jour,
quand tu m’invitas en ta maison, j’arrivai, tremblante, ô ma sainte,
je l’acceptai avec dévotion. Je te revis maintes fois,
et mon émoi grandit de jour en jour,
quand tu m’invitas en ta maison, j’arrivai, tremblante, ô ma sainte,
tu me conduisis en ta chambre, sur ta couche,
tu ôtas mes vêtements, sans piper mot,
tu glorifias, souriante, mes seins haut plantés, arrogants et lourds,
et l’hermine de mon pertuis, et,
tu ôtas mes vêtements, sans piper mot,
tu glorifias, souriante, mes seins haut plantés, arrogants et lourds,
et l’hermine de mon pertuis, et,
à même la splendeur de ma Chair,
à même les sanglots de mon rut,
à même le miel de mes charnelles strophes,
je connus pour l’éternité
à même les sanglots de mon rut,
à même le miel de mes charnelles strophes,
je connus pour l’éternité
les flambeaux de la Splendeur,
et l’hymne sublime de
nos amours
si pures, et si belles !
et l’hymne sublime de
nos amours
si pures, et si belles !
Sophie Rivière