Je t'aperçois dans la vallée, Cet après-midi de Juillet. Joli petit bourgeon en fleur. Tu cours dans le vent qui t'effleure. Tout près de notre rivière, Je t'attends tel un fantôme qui erre. Epanouis devant la nature éveillée, Tes doigts glissent le long des fleurs fanées. Sous le soleil couchant, Tu te caches dans le prés fleurissant. Mais je te suis des yeux, Entends-tu la douce harpe des cieux? Tu es guidée par ma voix abyssale, Viens à moi, mon coeur a si mal. De mon souffle je te guide, Tu arrives, touches ma peau humide. Maudit fut celui qui te poussa, Je vis ton corps frêle étendu. J'ôta ta longue robe décousue. Tu allais me rejoindre cette fois. Un rayon illumine tes boucles blondes. Tu danses au rythme de mes ondes. En t'admirant je compris ô combien je t'aimais. Nous ne formons plus qu'un à tout jamais.