rivière
Maître Poète
Le jardin de nos ivresses
Les cils fardés des arbres
connaissent nos émois,
et
le nénuphar de tes lèvres,
ma Douce
au front de neige,
je n’oublie pas
le don suprême de ton corps
contre le mien,
ton regard mystique
quand
tu t’abandonnes
dans
le
jardin de nos ivresses.
Chaque jour que Dieu fait,
je te compose
des chapelets de sonnets
que
je déclame au monde
et sur les rivages du Loir et de l’Anille,
je grave
dessus tes seins de Grâce
des couronnes de roses,
mes paumes et ma lippe
recueillent
le lys de ta cyprine
sur
les
filins de ton pertuis.
Nos compagnes de Lesbos
se soumettent
à tes édits de clarté,
quant à moi,
humble poétesse,
je magnifierai ce soir
sur notre couche dévasté
par nos ébats
les strophes de ta langueur
et
la
volupté de ta Jouissance !
Sophie Rivière
Les cils fardés des arbres
connaissent nos émois,
et
le nénuphar de tes lèvres,
ma Douce
au front de neige,
je n’oublie pas
le don suprême de ton corps
contre le mien,
ton regard mystique
quand
tu t’abandonnes
dans
le
jardin de nos ivresses.
Chaque jour que Dieu fait,
je te compose
des chapelets de sonnets
que
je déclame au monde
et sur les rivages du Loir et de l’Anille,
je grave
dessus tes seins de Grâce
des couronnes de roses,
mes paumes et ma lippe
recueillent
le lys de ta cyprine
sur
les
filins de ton pertuis.
Nos compagnes de Lesbos
se soumettent
à tes édits de clarté,
quant à moi,
humble poétesse,
je magnifierai ce soir
sur notre couche dévasté
par nos ébats
les strophes de ta langueur
et
la
volupté de ta Jouissance !
Sophie Rivière