rivière
Maître Poète
Le front impérial des langueurs
La lumière de l’aurore se lève non loin de moi,
parmi les fontaines et les forêts du Maine,
ma robe courte de satin frissonne
sur le front impérial des langueurs,
parmi les fontaines et les forêts du Maine,
ma robe courte de satin frissonne
sur le front impérial des langueurs,
le souffle soulève ma longue chevelure de jais,
seule la scansion de mes bottines,
le crissement de mes bas de soie,
et le balancement de mon sac à main
seule la scansion de mes bottines,
le crissement de mes bas de soie,
et le balancement de mon sac à main
sur mon épaule,
rompent par à-coups la mélopée du silence.
Je chemine près de l’endroit
où tes yeux d’azur ont croisé les miens
rompent par à-coups la mélopée du silence.
Je chemine près de l’endroit
où tes yeux d’azur ont croisé les miens
voilà un an déjà, alors que tu te promenais
au Mans, près de la cathédrale Saint-Julien,
magnifique et hiératique dans tes vêtements de lin.
Dès que je t’ai vue, mon coeur, subjugué, a battu la chamade,
au Mans, près de la cathédrale Saint-Julien,
magnifique et hiératique dans tes vêtements de lin.
Dès que je t’ai vue, mon coeur, subjugué, a battu la chamade,
et j’ai su que tu serais ma vassale,
je t’ai déclaré, en balbutiant, mon Amour
que tu as accepté, et depuis lors, tu es mienne,
ô ma Sirène, mon amante,
je t’ai déclaré, en balbutiant, mon Amour
que tu as accepté, et depuis lors, tu es mienne,
ô ma Sirène, mon amante,
moi qui ne suis pourtant que ta poétesse
qui célèbre à toute heure l’hymne de ta Beauté.
Tu es pour l’heure à l’hôpital pour une maladie bénigne,
mais que m’importe, je tiens tant à toi,
qui célèbre à toute heure l’hymne de ta Beauté.
Tu es pour l’heure à l’hôpital pour une maladie bénigne,
mais que m’importe, je tiens tant à toi,
à ta chair virginale contre la mienne,
à tes cris d’extase, et à tes gémissements,
lorsque je te chevauche,
et que disciples de Sapho, nous devenons tribades,
à tes cris d’extase, et à tes gémissements,
lorsque je te chevauche,
et que disciples de Sapho, nous devenons tribades,
nos seins arrogants et lourds et nos sexes se frottent alors
l’un contre l’autre, nous ne sommes plus
que gémissements, nous parvenons à la presqu’île de Jouissance,
le lait de nos blanches noces sourd,
l’un contre l’autre, nous ne sommes plus
que gémissements, nous parvenons à la presqu’île de Jouissance,
le lait de nos blanches noces sourd,
nous le buvons, avant de nous endormir, entrelacées.
Dès mon arrivée, je te chanterai l’épopée de notre Passion,
car il n’y a que trois choses en ce monde qui nous importent :
l’Extase, les émois et la tendresse de la Féminité !
Dès mon arrivée, je te chanterai l’épopée de notre Passion,
car il n’y a que trois choses en ce monde qui nous importent :
l’Extase, les émois et la tendresse de la Féminité !
Sophie Rivière
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