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Le doute

Albert Auguste

Poète libéré
Il est l’ennemi de toutes vies
L’absolu cancer de nos nuits
D’un rêve entamé un cauchemar il bâtit
De nos âmes corrodées il se réjouit
Nous luttons pour ne point sombrer
Nous aimons pour à jamais l’oublier
Mais il est là au détour d’un mot
Attisant les braises d’anciens maux
Dans le regard de l’être aimé
Aussi noir que la mort drapée
Il nourrit d’indicibles souvenirs
Détruisant le moindre espoir d’avenir
Aimer sans faux semblants
Est loin d’être suffisant
À l’autre il faut s’abandonner
Sans peur d’y perdre sa Liberté
Ignorer la raison d’un tel amour
Pour qu’il puisse grandir chaque jour
Gratifiant chaque instant d’une larme de joie
De larmes en lames l’océan s’accroît
Sous des baisers langoureux des caresses infinies
Exterminant le doute qui rongeait nos vies.
 
Comme vous dites "le doute" est un ennemie pour la pensée, il peut détruire tant de choses et toucher par erreur tout ce que l'on aime ...Douter est devoir choisir entre une route et un sentier, la peur tenaille par l'emprise de l'erreur , qui peut ou sauver ou détruire une vie ..MERCI
 
Oui le doute est pernicieux mais aussi il conduit à la prudence. Les limites de cette approche sont évidentes et, depuis des années, la critique a enquêté, avec profit, sur ce doute qui assaillait l’homme moderne, et qui est surtout, à nos yeux, un élément intrinsèque de la pensée rationnelle. Si les études scientifiques ont tardé à élucider cet aspect depuis le Moyen Âge, c’est peut-être dû à la force d’un malentendu. Les siècles précédant la Renaissance ont répété avec force et sans cesse l’idée qu’un certain type de doute était interdit. Il s’agit du doute blasphématoire – prémisse de l’incrédulité – portant sur la personne du Sauveur, doute exprimé, entre autres, dans le fameux verset de l’Évangile « Modice fidei, quare dubitasti ? ». Des siècles plus tard, Jean de Salisbury exprime avec fermeté la profonde aversion médiévale pour le doute concernant les vérités de la foi : « Qui vero an Deus sit deducit in quaestionem et an idem potens, sapiens sit, an bonus, non modo irreligiosus sed perfidus est ».
 
Le doute qui empêche les sentiments de s'exprimer, il vient bien de quelque part, sans doute d'un passé difficilement vécu.
Il est aussi là pour protéger, le tout est de trouver l'équilibre .
Merci pour cette lecture
 
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