babyfruit
Grand poète
Y a un diable qui passe
Dans la rue
Je l'ai vu
Il a la queue basse
Et les pensées perdues
C'est sûr qu'il n'est pas fier
Quand il rase les murs
Comme un chat de gouttière
En mal d'aventures
Mais le voilà qui cause
Ecoutons ce qu'il dit:
Il y a là quelque chose
Qui m'turlupine l'esprit
Dans mon âme damnée
Je me sens mal à l'aise
Depuis que je suis né
Ma condition me pèse
Si j'suis diable j'vous l'jure
Ce n'est pas par plaisir
Voilà mille ans qu'ça dure
Il est temps d'en finir
Inoculer l'péché
Vous parlez d'un boulot
Je m'suis mis l'évêché
Toute l'église sur le dos
Les gens veulent du mal
Je leur vends pour pas cher
Parfois même pas cent balles
Pour les crimes ordinaires
Et ils tuent à gogo
Y z'ont l'âme sanguinaire
Y trouvent ça rigolo
De s'trucider les chairs
(après un silence)
Moi j'ai envie d'aimer
Avouez que pour un diable
Ca semble bien incroyable
J'ai envie d'rêver
D'voir le monde peint en rose
Avec des fleurs partout
D'voir le monde peint en rose
Et d'être plus diable du tout
Seulement seulement
J'ai des cornes et une queue
Qui n'ont rien d'religieux
Un costume grenat
Qui fait fuir les prélats
Et puis et puis et puis
Une langue fourchue
Comme on a jamais vu
Et une peau si velue
Qu'elle donne la berlue!
Avec tout cet attirail
Comment voulez-vous que j'aille
Un jour au paradis
Tenez, j'vous l'dis…
A ces mots un ange passa
C'était un ange scélérat
Que cet ange là
En état d'péché mortel
Il avait quitté le ciel
Fuyant sans remords
Dieu et ses consorts
Diable, que dis-tu?
Le paradis le connais-tu?
Tu as le droit de n'y rien faire
Le paradis? Mais c'est l'enfer!
Dieu interdit tout
Il faut prier un point c'est tout
Prier pour qui, vas-tu savoir?
Ils sèment partout le désespoir
A quoi servent nos prières
S'ils continuent à faire leurs guerres?
La vie d'un ange n'est pas drôle
On tient toujours le même rôle
Y s'passe rien de captivant
Sur notre nuage de coton blanc
Tandis qu'ici sur cette planète
On fait la fête sept jours sur sept
Viens avec moi boire un p'tit verre
J'connais des tas d'endroits pervers
Où l'on voit des gens bizarres
Des fonctionnaires, des chefs de gare
Danser la java, le turlurin
En chantant main dans la main
L'indicateur des chemins de fer
Et le bottin des ministères
On voit aussi de vieux messieurs
Terriblement vicieux
Qui brandissent leurs attributs
En guise de salut
L'ange eut alors un geste
Qu'on n'imagine pas en des lieux célestes
La bonté du diable toute neuve encore
Ne résista pas à cet appel du corps
Retrouvant comme par magie
Une bonne partie d'sa vilénie
Il prit l'ange par une aile
Et ainsi qu'il eut fait d'une pucelle
L'aurait violé sur le champ
Si l'autre avait eu du répondant
N'préservant sa vertu qu'par l'absence de sexe
L'ange un instant en nourrit un complexe
Mais le diable fin stratège
Commit un sacrilège
Et c'est en l'prenant par derrière
Qu'il lui fit son affaire!
Dans la rue
Je l'ai vu
Il a la queue basse
Et les pensées perdues
C'est sûr qu'il n'est pas fier
Quand il rase les murs
Comme un chat de gouttière
En mal d'aventures
Mais le voilà qui cause
Ecoutons ce qu'il dit:
Il y a là quelque chose
Qui m'turlupine l'esprit
Dans mon âme damnée
Je me sens mal à l'aise
Depuis que je suis né
Ma condition me pèse
Si j'suis diable j'vous l'jure
Ce n'est pas par plaisir
Voilà mille ans qu'ça dure
Il est temps d'en finir
Inoculer l'péché
Vous parlez d'un boulot
Je m'suis mis l'évêché
Toute l'église sur le dos
Les gens veulent du mal
Je leur vends pour pas cher
Parfois même pas cent balles
Pour les crimes ordinaires
Et ils tuent à gogo
Y z'ont l'âme sanguinaire
Y trouvent ça rigolo
De s'trucider les chairs
(après un silence)
Moi j'ai envie d'aimer
Avouez que pour un diable
Ca semble bien incroyable
J'ai envie d'rêver
D'voir le monde peint en rose
Avec des fleurs partout
D'voir le monde peint en rose
Et d'être plus diable du tout
Seulement seulement
J'ai des cornes et une queue
Qui n'ont rien d'religieux
Un costume grenat
Qui fait fuir les prélats
Et puis et puis et puis
Une langue fourchue
Comme on a jamais vu
Et une peau si velue
Qu'elle donne la berlue!
Avec tout cet attirail
Comment voulez-vous que j'aille
Un jour au paradis
Tenez, j'vous l'dis…
A ces mots un ange passa
C'était un ange scélérat
Que cet ange là
En état d'péché mortel
Il avait quitté le ciel
Fuyant sans remords
Dieu et ses consorts
Diable, que dis-tu?
Le paradis le connais-tu?
Tu as le droit de n'y rien faire
Le paradis? Mais c'est l'enfer!
Dieu interdit tout
Il faut prier un point c'est tout
Prier pour qui, vas-tu savoir?
Ils sèment partout le désespoir
A quoi servent nos prières
S'ils continuent à faire leurs guerres?
La vie d'un ange n'est pas drôle
On tient toujours le même rôle
Y s'passe rien de captivant
Sur notre nuage de coton blanc
Tandis qu'ici sur cette planète
On fait la fête sept jours sur sept
Viens avec moi boire un p'tit verre
J'connais des tas d'endroits pervers
Où l'on voit des gens bizarres
Des fonctionnaires, des chefs de gare
Danser la java, le turlurin
En chantant main dans la main
L'indicateur des chemins de fer
Et le bottin des ministères
On voit aussi de vieux messieurs
Terriblement vicieux
Qui brandissent leurs attributs
En guise de salut
L'ange eut alors un geste
Qu'on n'imagine pas en des lieux célestes
La bonté du diable toute neuve encore
Ne résista pas à cet appel du corps
Retrouvant comme par magie
Une bonne partie d'sa vilénie
Il prit l'ange par une aile
Et ainsi qu'il eut fait d'une pucelle
L'aurait violé sur le champ
Si l'autre avait eu du répondant
N'préservant sa vertu qu'par l'absence de sexe
L'ange un instant en nourrit un complexe
Mais le diable fin stratège
Commit un sacrilège
Et c'est en l'prenant par derrière
Qu'il lui fit son affaire!