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Le destin est un ogre.

fil2fer

Poète libéré
Le destin est un ogre et sa faim est immense.
Ses crocs, dans notre chair s'enfoncent la griffant,
Et mit en appétit par les senteurs d'enfants,
Il veut les dévorer et se remplir la panse.
Tu laissais ces jolies effluves de l'enfance
Flotter sur ton chemin, cordons voluptueux,
Qui me liaient à toi. Combien j'étais heureux
Croyant que tu portais la vie en abondance.
Et puis ! Vint le destin ! Quand l'ogre a fait bombance.
Mon coeur devint l'outre gonflée de ton chagrin.
Et puis ! Ton absence à laissé dans mon jardin,
Pousser le désespoir, mes larmes pour semence.
Toujours mes yeux comptaient ma peine au goutte à goutte.
Partout, bougeait en moi, ton violent souvenir.
Pourquoi ? Pour ne jamais, te voir, me revenir ?
Traîner des pieds, sans toi, sur ce que fut ta route ?
Alors, n'y voyant plus s'y ébrouer ton ombre.
Ni danser tes cordons. Et ma main sans ta main.
J'ai cessé de pleurer, j'ai quitté ton chemin,
Et nous sommes sortis, tous deux, de nos décombres.
J'ai laissé ma tristesse et j'ai pris pour complice,
Les rires du vieux temps et de nos jours heureux.
C'est vrai que le passé peut-être savoureux
Pourvu que notre esprit de l'essentiel s'emplisse.
La vie s'offre parfois la beauté passagère,
Un fugace bonheur qui fait son tout d'un rien,
Qui nous embrase de son bel éclat. Qui vient.
Puis s'en va. Entre deux clignements de paupières.
Tu fus ce bel instant tout rempli de lumière,
Et si ta vie ne fut rien qu'un scintillement,
Ton ardente lueur, toujours infiniment,
Illumine mon coeur et ma vie toute entière.
Tu chantes dans mon âme, ô ma chanson ancienne,
Tu clapotes en moi comme un joli ruisseau,
Tu caresses mon coeur, douce plume d'oiseau,
Je promène ta vie, bien au chaud dans la mienne.
Alors, merci au jour, celui qui t'a fait naître.
Merci quand ton instant rempli l'immensité.
Merci tout simplement, car tu as existé.
Et merci, oui merci, car j'ai pu te connaître.
Fil2fer le 29/12/2011.
 
Dés le début de lecture, je suis accro et emporté loin dans mon passé que deux strophes rendent encore plus présent :
"Et puis ! Ton absence à laissé dans mon jardin,
Pousser le désespoir, mes larmes pour semence."
Alors je reprends du début pour te suivre dans TON univers...d'autant que les routes parallèles deviennent divergentes. Moins dur je crois quand
le Destin sépare deux vivants, et il y a pour cela moult raisons...mais je suis bien d'accord et je salue ta maîtrise pour restituer des moments fugaces de bonheur, pourtant d'une acuité telle
qu'ils nous marquent à vie !
Et puis tu vois où tu m'avais emmené ?
c'est une chanson...elle me rappelle Prévert servi par Montand :
"C'est une chanson qui nous ressemble - moi qui t'aimait, toi qui m'aimait..." et la suite...
Je salue le Poète et te présente mes amitiés
 
Quelle aisance dans le style , et des images si belles "tu chantes dans mon âme " "je promène ta vie bien au chaud dans la mienne " ... de toute beauté . Amitié Jean
 
La justesse des mots fait qu'on se laisse emporter par l'émotion qui en émane...c'est très beau!...
Le destin offre puis arrache à nos vies nombreuses personnes aimées... réjouissons-nous de cette chance malgré la douleur du partir de les avoir connu!...tu as raison!...
Bisous
 
SUPERBE BRAVO FELICITATIONS que pourrais je dire d ' autre ???c 'est fabuleux merci de nous faire lire de si beaux textes amitiés
 
remarquable de toute beauté ,mais ,elles s'affolent toutes avec leurs coms ,,je taquine ,car je sais pas quoi dire ,c'est toujours ,si fort ,
c'est triste ,on lit une déchirure ,
bisous lola
 
Comme c'est beau, tout au long de cet écrit, les vers ont coulé au rythme d'un poème digne des maîtres de la poésie classique...Une merveille ! Bisous...Lys
 
Je n'ai pas de mots... tous tes poèmes sont beaux et toujours autant d'imagination splendide et quel talent.....Biz
 
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