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Le dais nuptial du soleil se lève

rivière

Maître Poète
Le dais nuptial du soleil se lève

Le dais nuptial du soleil se lève
sur les bocages,
la clarté s’alanguit parmi les champs d’asphodèles
tandis que tressaillent au loin les arbres des forêts

sous le faix du vent,
je récite des psaumes de tendresse
au Loir, et aux sources,
partout règne la Paix,

le vin de printemps palpite au gré de ma marche,
je me rappelle ta voix de miel
quand tu me déclaras ton amour,
un soir d’été dans l’essaim des splendeurs.

Je te rencontrai alors que tu errais,
en pleurs, désemparée sur les rives d’un étang,
victime de ton mari jaloux et violent,
tu étais vêtue de ta micro-robe de satin,

de tes bas de soie et de tes escarpins,
ô ma Sirène,
tu voulais mettre fin à ta vie,
je te pris par le bras, et

je t’emmenai en ma borde, et te réconfortai ,
allongée contre toi, sur ma couche,
puis je m’endormis, ivre de fatigue.
A mon réveil, tu me fixais, apaisée,

je te déshabillai alors, tu ne dis rien, je fis de même,
et prêtresse de Sapho,
je te conduisis en l’archipel de la Jouissance,
je récoltai dans la coupe de mes mains

le Saint-chrême de ta sève que je bus,
et tu devins dès lors mon amante,
mais tu disparus un jour, je pleurai,
je te cherchai en vain des jours, des semaines.

Depuis, je t’attends, je vais en notre armoire,
et je respire des bas de soie,
Je suis maintenant au centre d’une clairière,
j’ai tant envie de toi, je n’en peux plus,

j’ôte tous mes vêtements,
les algues de ma longue chevelure d’ébène volettent,
les collines de mes seins pigeonnants et lourds bougent
à chacun de mes mouvements,

le ciel d’azur magnifie la fourrure de mon pubis,
je caresse lentement la plaine de ma peau si douce,
je m’honore mes mamelons,
puis j’introduis ma dextre en ma rivière d’amour

jusqu’à la grotte de ma matrice,
je renouvelle sans cesse mon opération,
je ne suis plus que gémissements,
je hurle ton prénom aux solives du zénith,

soudain, le Plaisir me cambre, et ouverte,
face à la rose de volupté, je crie ma joie d’être Femme.
Ce soir, je recommencerai, et j’attendrai ton retour,
car tu es mienne pour l’éternité, ô ma Dame d’innocence !

Sophie Rivière

 
Dernière édition:
J'aime beaucoup la sensualité qui émane de ta plume
Bises
Gaby

Bonjour Gaby,

je te remercie beaucoup pour l'extrême joliesse de ton message.

Je ne reconnais pas la vie sans sensualité, et par suite sans Jouissance, sans tendresse,
car elle est liée à l'Amour. C'est ainsi que je le vis au quotidien avec Claire,
mon aimée et ma vie.

Bonne journée.

Bises.

Sophie
 
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