rivière
Maître Poète
Le cristal de ta beauté illuminait les cieux
Tu m’apparus un jour d’été en pleurs, chargée de bagages,
au détour d’un boqueteau,
ô ma Douce,
le cristal de ta beauté illuminait les cieux,
alors que j’errais, malheureuse,
parmi les bois et les forêts du Maine,
ma compagne m’avait quittée
fascinée par les lumières de la Ville.
Ma robe et mes bas de soie brasillaient,
tandis que la scansion de mes escarpins
troublait la quiétude des bocages,
mon sac à main pendait à mon épaule,
symbole de ma désespérance.
Surprise de te voir en ces lieux,
tu m’expliquas la mort de de tes parents, et
ta désespérance,
je saisis sans mot dire tes bagages,
je t’emmenai en ma borde, je te désignai ma couche,
et tu t’endormis, ivre de fatigue.
Je m’assis près de toi, et je pris tendrement ta dextre
qui pendait le long de ton corps,
à ton réveil, tu me souris tendrement,
tu m’attiras vers toi, nos lèvres se scellèrent,
et je connus enfin des heures durant les rives de la Jouissance.
Depuis lors, ma Fée, mon amante,
nous bénissons chaque jour notre Désir,
et les rimes de notre Jouissance
si pure et si belle !
Sophie Rivière
Tu m’apparus un jour d’été en pleurs, chargée de bagages,
au détour d’un boqueteau,
ô ma Douce,
le cristal de ta beauté illuminait les cieux,
alors que j’errais, malheureuse,
parmi les bois et les forêts du Maine,
ma compagne m’avait quittée
fascinée par les lumières de la Ville.
Ma robe et mes bas de soie brasillaient,
tandis que la scansion de mes escarpins
troublait la quiétude des bocages,
mon sac à main pendait à mon épaule,
symbole de ma désespérance.
Surprise de te voir en ces lieux,
tu m’expliquas la mort de de tes parents, et
ta désespérance,
je saisis sans mot dire tes bagages,
je t’emmenai en ma borde, je te désignai ma couche,
et tu t’endormis, ivre de fatigue.
Je m’assis près de toi, et je pris tendrement ta dextre
qui pendait le long de ton corps,
à ton réveil, tu me souris tendrement,
tu m’attiras vers toi, nos lèvres se scellèrent,
et je connus enfin des heures durant les rives de la Jouissance.
Depuis lors, ma Fée, mon amante,
nous bénissons chaque jour notre Désir,
et les rimes de notre Jouissance
si pure et si belle !
Sophie Rivière