rivière
Maître Poète
Le ciel triomphal de l’aube s’élève
Le ciel triomphal de l’aube s’élève sur
le flux et le reflux des nuages qui s’écartèlent au loin,
emportés par les stances du vent,
les bocages et les hameaux du Maine redécouvrent
le flux et le reflux des nuages qui s’écartèlent au loin,
emportés par les stances du vent,
les bocages et les hameaux du Maine redécouvrent
les langueurs de notre couche, où tu gis, nue,
ô ma Sirène, les paupières closes.
Je me lève lentement pour ne pas t’éveiller,
je revêts ma robe courte transparente de tulle,
ô ma Sirène, les paupières closes.
Je me lève lentement pour ne pas t’éveiller,
je revêts ma robe courte transparente de tulle,
mes bas de soie noirs, mes porte-jarretelles,
les hauts talons que tu m’as offerts, et
je sors face à la cathédrale de clarté,
face à la royauté des blés,
les hauts talons que tu m’as offerts, et
je sors face à la cathédrale de clarté,
face à la royauté des blés,
je marche maintenant le long de l’Anille,
parmi les sentes et les dais des mousses,
mes seins lourds de flamme tressautent
à chacun de mes pas, tandis que brasille
parmi les sentes et les dais des mousses,
mes seins lourds de flamme tressautent
à chacun de mes pas, tandis que brasille
le soleil de ma Toison-corolle,
les rossignols psalmodient l’éclat de ma Beauté
que tu honores sans cesse.
Tu possèdes en la coupe de tes mains
les rossignols psalmodient l’éclat de ma Beauté
que tu honores sans cesse.
Tu possèdes en la coupe de tes mains
l’art de recueillir l’océan de mes blanches noces,
ta longue chevelure d’ébène pend
à la vergue de ton dos, l’urne de tes hanches édicte
le cristal de tes émois, je te connais depuis que
ta longue chevelure d’ébène pend
à la vergue de ton dos, l’urne de tes hanches édicte
le cristal de tes émois, je te connais depuis que
le monde est monde, j’adore tout de toi,
ô mon Amazone, l’odeur de tes tuniques de lin, et
de tes aisselles, brusquement, l’envie monte en moi,
je veux sentir la moiteur de ta Chair, car dorénavant tu seras Mienne,
ô mon Amazone, l’odeur de tes tuniques de lin, et
de tes aisselles, brusquement, l’envie monte en moi,
je veux sentir la moiteur de ta Chair, car dorénavant tu seras Mienne,
l’ardeur de tes mamelons, et la volupté de tes caresses.
Je reviens sur mes pas, en notre borde,
j’ôte mes vêtements, puis sans dire mot, je te chevauche
des heures durant, tu cries des motets de lumière,
Je reviens sur mes pas, en notre borde,
j’ôte mes vêtements, puis sans dire mot, je te chevauche
des heures durant, tu cries des motets de lumière,
tu émets des sanglots de Grâce, tu hoquettes
soudain, arquée sur tes talons, l’archipel de la Jouissance
t’emporte, le lait de ta sève sourd, nous nous entrelaçons alors,
bercées par la tendresse de nos Amours si pures et si féminines !
soudain, arquée sur tes talons, l’archipel de la Jouissance
t’emporte, le lait de ta sève sourd, nous nous entrelaçons alors,
bercées par la tendresse de nos Amours si pures et si féminines !
Sophie Rivière