rivière
Maître Poète
Le chuchotis éternel d’une étoile de Ferveur
Autrefois, j’aimais à longer
le Loir au crépuscule quand
le cristal du jour s’entremêlait
au ressac des brumes océanes,
les caravelles des herbes
se balançaient en silence,
et se courbaient
sous mes ballerines.
Je pleurais alors ma solitude,
mais seuls les arbres écoutaient mes plaintes,
les semaines et les mois s’écoulaient,
monotones.
T’en souviens-tu, je t’ai rencontrée
un dimanche à la fête patronale,
alors que résonnait à la volée
le bronze des cloches de l’église Sainte-Marguerite,
à ta vue, mon cœur s’éclaira,
ton regard me foudroya,
nos mains se frôlèrent
et nous rentrâmes rapidement dans ma borde.
Nos corps dénudés roulèrent sur ma couche,
l’ode de nos chairs frémit,
je devins ton épousée, et
le refrain de tes oraisons éveilla les bruyères,
avec,
sur la savane de ta peau ferme et douce,
et sur les joncs de ton pubis,
le chuchotis éternel d’une étoile de Ferveur.
Sophie Rivière
Autrefois, j’aimais à longer
le Loir au crépuscule quand
le cristal du jour s’entremêlait
au ressac des brumes océanes,
les caravelles des herbes
se balançaient en silence,
et se courbaient
sous mes ballerines.
Je pleurais alors ma solitude,
mais seuls les arbres écoutaient mes plaintes,
les semaines et les mois s’écoulaient,
monotones.
T’en souviens-tu, je t’ai rencontrée
un dimanche à la fête patronale,
alors que résonnait à la volée
le bronze des cloches de l’église Sainte-Marguerite,
à ta vue, mon cœur s’éclaira,
ton regard me foudroya,
nos mains se frôlèrent
et nous rentrâmes rapidement dans ma borde.
Nos corps dénudés roulèrent sur ma couche,
l’ode de nos chairs frémit,
je devins ton épousée, et
le refrain de tes oraisons éveilla les bruyères,
avec,
sur la savane de ta peau ferme et douce,
et sur les joncs de ton pubis,
le chuchotis éternel d’une étoile de Ferveur.
Sophie Rivière