LUZE
Animatrice
Un matin de janvier, une route
Un choc,une explosion
Une douleur intense, un hurlement !
Un frôlement de faux, un capuchon tout noir ;
La tête est secouée, dur métal,
C’est la fin ? Pourquoi ?
Airbag !
La tête cogne ,choc amorti !Elle s’éloigne …
Un tourbillon, douleur !Douleur ! Ça s’éternise
Puis choc encore, arrêt brutal, un arbre !
Un cri, des pleurs, un corps meurtri …
C’est mon corps !C’est ma voix !
Qui crie, qui hurle !J’ai mal, si mal
Qu’arrive-t-il ?Je brûle !
Mon corps me brule !
Comme un liquide ,si chaud, si chaud,
Mon sang ? Je ne sais pas
Je crie !Je suis en vie !
La dame en noir ne m’a pas eue,
Je suis en vie !
La portière passager s’ouvre
Il veut m’attraper
« Me touchez pas !
Allez-vous en, partez, partez ! »
J’ai mal, si mal !Peux pas bouger
J’ai plus de jambes !
Venez m’aider ! help !
J’ai froid J’ai peur J’ai mal !
Une autre voix, enfin !
Elle est si douce,un ange ?
« Je suis infirmière, je passais, j’ai tout vu ! »
Merci,merci mon Dieu !
« N’ayez pas peur, on va vous aider. »
Une main chaude, mes larmes coulent
Mes yeux supplient :
« Je sais, on vient vous aider. »
Elle me parle, je lui réponds,
« Oui je suis là, je vous entends, je suis consciente. »
Oh, douleur !
Mon portable sonne, où est-il ?
Ça doit être ma fille, j’allais la rejoindre
« Trouvez-le, je veux l’entendre, je vous en prie ! »
La sonnerie se tait, j’éclate en sanglots !
« Mon mari, appelez on mari, s’il vous plait,
Il est là, tout près dans le hameau. »
« On s’en occupe, il va arriver »
J’attends, j’ai mal, je t’attends…
Enfin tes yeux, ta voix, ta main
Tu es si pâle !
« Ô, mon amour, il m’a détruite et j’ai si mal !
J’peux pas bouger, j’peux pas sortir ! »
Je vois ma peur dans ton regard…
Une sirène, enfin on vient à mon secours !
Ils sont là, il fait froid, j’ai mal…
« Ne vous inquiétez pas , on va vous sortir de là ! »
J’ai froid, je grelotte !
Désincarcération !
Je crois que c’est le mot,
Quel moment terrible !
Tellement long, si long
J’ai froid, si froid
Le bruit de la tôle qu’on découpe..
J’ai froid, j’ai mal, j’ai peur !
Un mot me vient, mon cœur l’appelle
Elle n’est pas là, elle n’est plus là…Maman !
Enfin leurs mains pour me sortir de ma prison !
« On va vous soulever, laissez-nous faire, n’ayez pas peur ! »
Mon corps explose de douleur
J’entends mon cri, c’est horrible ! Seigneur ! Atroce !
Le brancard où l’on me dépose parait si doux
Le paradis après l’enfer !
L’ambulance,je suis à l’abri
On s’active autour de moi
« Serrez ma main, très fort ! »
Pas le temps de demander pourquoi
Une douleur fulgurante me traverse le corps
Fait exploser ma jambe,
Mon hurlement emplit l’espace !
Mes doigts se crispent sur la main !
Les larmes me libèrent après l’intense douleur!
« C’est fini, on a remis en place »
Il me sourit, ses yeux sont si doux !
« Vous voulez bien me rendre ma main ? »
Au milieu de mes pleurs, je lui souris aussi
Et je lui rends sa main, mon regard dit merci
Le sien dit : je suis là pour vous aider.
L’ambulance démarre.
Commence alors l’année L’année qu’il me faudra pour me sortir de là.
Sept semaines sans bouger d’un lit d’hôpital Juste un sapin à la fenêtre du premier étage.
C’est long, c’est dur, interminable…
Et puis la maison de rééducation
La fenêtre devient baie , moi toujours bloquée au lit
Et puis le fauteuil …
Je peux au moins sortir je roule dans le parc ...
Et puis le retour chez moi; le fauteuil, la douleur !
La piscine, rééducation, obstination !
Et puis les cannes, ne pas lâcher, je veux re marcher !
Un an de ma vie, souffrances infinies
Puis,un jour j’ai posé les cannes.
Et puis la victoire même si la douleur est là à chaque pas
Que depuis ce jour maudit elle est là, dans mes os.
J’ai triomphé, je marche !
Mais depuis ce jour maudit je connais la haine !
La haine de celui qui m’a changé la vie !
Un débile mental qui n’aurait jamais dû
Avoir un jour, volant entre les mains
Il a tué ma voiture ,il m’a manquée de peu !
Je ne peux plus courir,je ne peux plus grimper
Dans mes belles montagnes Il m’a mis la douleur
Dans les os et le cœur !
Oui je connais la haine mais juste de celui
Qui m’ a changé la vie
Un choc,une explosion
Une douleur intense, un hurlement !
Un frôlement de faux, un capuchon tout noir ;
La tête est secouée, dur métal,
C’est la fin ? Pourquoi ?
Airbag !
La tête cogne ,choc amorti !Elle s’éloigne …
Un tourbillon, douleur !Douleur ! Ça s’éternise
Puis choc encore, arrêt brutal, un arbre !
Un cri, des pleurs, un corps meurtri …
C’est mon corps !C’est ma voix !
Qui crie, qui hurle !J’ai mal, si mal
Qu’arrive-t-il ?Je brûle !
Mon corps me brule !
Comme un liquide ,si chaud, si chaud,
Mon sang ? Je ne sais pas
Je crie !Je suis en vie !
La dame en noir ne m’a pas eue,
Je suis en vie !
La portière passager s’ouvre
Il veut m’attraper
« Me touchez pas !
Allez-vous en, partez, partez ! »
J’ai mal, si mal !Peux pas bouger
J’ai plus de jambes !
Venez m’aider ! help !
J’ai froid J’ai peur J’ai mal !
Une autre voix, enfin !
Elle est si douce,un ange ?
« Je suis infirmière, je passais, j’ai tout vu ! »
Merci,merci mon Dieu !
« N’ayez pas peur, on va vous aider. »
Une main chaude, mes larmes coulent
Mes yeux supplient :
« Je sais, on vient vous aider. »
Elle me parle, je lui réponds,
« Oui je suis là, je vous entends, je suis consciente. »
Oh, douleur !
Mon portable sonne, où est-il ?
Ça doit être ma fille, j’allais la rejoindre
« Trouvez-le, je veux l’entendre, je vous en prie ! »
La sonnerie se tait, j’éclate en sanglots !
« Mon mari, appelez on mari, s’il vous plait,
Il est là, tout près dans le hameau. »
« On s’en occupe, il va arriver »
J’attends, j’ai mal, je t’attends…
Enfin tes yeux, ta voix, ta main
Tu es si pâle !
« Ô, mon amour, il m’a détruite et j’ai si mal !
J’peux pas bouger, j’peux pas sortir ! »
Je vois ma peur dans ton regard…
Une sirène, enfin on vient à mon secours !
Ils sont là, il fait froid, j’ai mal…
« Ne vous inquiétez pas , on va vous sortir de là ! »
J’ai froid, je grelotte !
Désincarcération !
Je crois que c’est le mot,
Quel moment terrible !
Tellement long, si long
J’ai froid, si froid
Le bruit de la tôle qu’on découpe..
J’ai froid, j’ai mal, j’ai peur !
Un mot me vient, mon cœur l’appelle
Elle n’est pas là, elle n’est plus là…Maman !
Enfin leurs mains pour me sortir de ma prison !
« On va vous soulever, laissez-nous faire, n’ayez pas peur ! »
Mon corps explose de douleur
J’entends mon cri, c’est horrible ! Seigneur ! Atroce !
Le brancard où l’on me dépose parait si doux
Le paradis après l’enfer !
L’ambulance,je suis à l’abri
On s’active autour de moi
« Serrez ma main, très fort ! »
Pas le temps de demander pourquoi
Une douleur fulgurante me traverse le corps
Fait exploser ma jambe,
Mon hurlement emplit l’espace !
Mes doigts se crispent sur la main !
Les larmes me libèrent après l’intense douleur!
« C’est fini, on a remis en place »
Il me sourit, ses yeux sont si doux !
« Vous voulez bien me rendre ma main ? »
Au milieu de mes pleurs, je lui souris aussi
Et je lui rends sa main, mon regard dit merci
Le sien dit : je suis là pour vous aider.
L’ambulance démarre.
Commence alors l’année L’année qu’il me faudra pour me sortir de là.
Sept semaines sans bouger d’un lit d’hôpital Juste un sapin à la fenêtre du premier étage.
C’est long, c’est dur, interminable…
Et puis la maison de rééducation
La fenêtre devient baie , moi toujours bloquée au lit
Et puis le fauteuil …
Je peux au moins sortir je roule dans le parc ...
Et puis le retour chez moi; le fauteuil, la douleur !
La piscine, rééducation, obstination !
Et puis les cannes, ne pas lâcher, je veux re marcher !
Un an de ma vie, souffrances infinies
Puis,un jour j’ai posé les cannes.
Et puis la victoire même si la douleur est là à chaque pas
Que depuis ce jour maudit elle est là, dans mes os.
J’ai triomphé, je marche !
Mais depuis ce jour maudit je connais la haine !
La haine de celui qui m’a changé la vie !
Un débile mental qui n’aurait jamais dû
Avoir un jour, volant entre les mains
Il a tué ma voiture ,il m’a manquée de peu !
Je ne peux plus courir,je ne peux plus grimper
Dans mes belles montagnes Il m’a mis la douleur
Dans les os et le cœur !
Oui je connais la haine mais juste de celui
Qui m’ a changé la vie
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