jackharris
Nouveau poète
Le cheveu blanc
C’est un temps bien maussade
Que celui d’aujourd’hui.
Comme pour la parade,
Les nuages de pluie
Défilent silencieux
En survolant la terre,
Et les vents, furieux,
Aveuglés de colère
Soufflent en mugissant
Leur étrange complainte.
Est-ce un pressentiment
Dont je ressens l’étreinte
Ou n’est-ce qu’un malaise
Qui sera passager ?
Mais non, ne m’en déplaise,
Cette réalité
Elle est bien évidente.
Je la vois à présent,
Comme une flamme ardente
Ce petit cheveu blanc
Que renvoie le miroir
M’apparaît tout-à-coup;
Ce n’est pas illusoire
Aussi, je m’y résous
Non sans que l’amertume
Ne me touche le cœur.
Vite, je m’accoutume
A ce nouveau malheur
Qui n’est rien qu’une image
Des ans que j’ai vécus,
Vers un nouveau passage
Dans un monde inconnu.