tieram
Maître Poète
Le chemin de mes amours.
Endormis à leur nuit l’instant d’un souvenir,
En ce doux crépuscule où s’éteint la flammée,
J’observe une évidence en lueur sublimée
Quand elle reste encore à mon for l’abstenir
La tendresse assouvie en ma vie animée,
La chambrée en ce noir, devinant l’avenir,
Dont cet irréel baigne une odeur parfumée
Sur mes deux chers bambins, je ne peux que bénir,
Mon cœur du toc persiste et nul ne peut bannir
Il se peut que d’un jour écoutant je n’oublie,
Un baiser adressé sur ma joue ennoblie
Car l’amour brûlera quoi qu'il pût advenir.
Ils sont toute ma joie au vivant nostalgique,
Ces enfants du bonheur donnant en chimérique
Qu’ils me dévoilent l’art de tout l’infime espoir
C’est dans ce lendemain qui se veut bien sceptique,
Et dont le souhait s’ouvre à l’unique miroir
Le reflet qu’enjolive un destin sur musique
De la larme écoulée où n’émeut nul pouvoir
Qu’il sera long le doute à ce cours frénétique
Je me sens isolée à ce songe artistique.