rivière
Maître Poète
Le cantique de ta chair
Ce soir, mon amour,
j’ai bu tes lèvres,
et les roses de tes seins inapaisés,
j’ai tant attendu ce moment,
j’ai tant chanté
le cantique de ta chair
que
je célébrerai dorénavant
la splendeur de tes gémissements,
la beauté de ton pertuis,
la fourrure de ton hermine
brillant sous les flambeaux de notre chambre.
Les hommes ont condamné
des siècles durant
l’hymne des amours saphiques,
mais qui sont-ils
pour se comporter ainsi,
alors que nous bénissons
les lys de la Grâce ?
Viens tout contre moi,
ô mon Impératrice de liesse,
sens-tu
la Grâce de nos étreintes ?
Je te fixe de mes yeux de vice,
car
tu es prête à
de nouveaux duels d’Éros.
Demain, à l’aurore,
je cueillerai des brassées de fleurs,
et je m’agenouillerai pour tes offrir à ton réveil,
car tu es ma Dame de Grâce
pour des siècles et des siècles,
ô ma Vénérée !
Sophie Rivière
Ce soir, mon amour,
j’ai bu tes lèvres,
et les roses de tes seins inapaisés,
j’ai tant attendu ce moment,
j’ai tant chanté
le cantique de ta chair
que
je célébrerai dorénavant
la splendeur de tes gémissements,
la beauté de ton pertuis,
la fourrure de ton hermine
brillant sous les flambeaux de notre chambre.
Les hommes ont condamné
des siècles durant
l’hymne des amours saphiques,
mais qui sont-ils
pour se comporter ainsi,
alors que nous bénissons
les lys de la Grâce ?
Viens tout contre moi,
ô mon Impératrice de liesse,
sens-tu
la Grâce de nos étreintes ?
Je te fixe de mes yeux de vice,
car
tu es prête à
de nouveaux duels d’Éros.
Demain, à l’aurore,
je cueillerai des brassées de fleurs,
et je m’agenouillerai pour tes offrir à ton réveil,
car tu es ma Dame de Grâce
pour des siècles et des siècles,
ô ma Vénérée !
Sophie Rivière