Eléâzar
Maître Poète
De la neige de nuit as-tu ouï le bruit
Venue de blanc vêtue elle a couvert la route
Les toits les champs les fleurs et cette vieille croûte
De pain dans ton jardin nourrissant l’arbre à fruit.
Je n’ai rien entendu les flocons sont malins
Et vont à pas de loup tout près de Blanche Neige
Qui les prend dans sa main eux lui font des câlins
Bien plus doux qu’un crin de cheval sur un manège.
Tous les chats gris sortis deviennent lumineux
Et le loup démasqué longtemps hurle à la lune
Détaché au sommet d’un mont vertigineux
Comme un marin criant terre en haut de la hune.
L’encre de la nuit a pâli et le cristal
A teinté en entier l’arc sous-tendant sa sphère
Et s’épand peu à peu dans l’espace vital
Compris entre la terre et la grande atmosphère.
Ô cristaux blancs cachant le bon et le méchant
Le mort et le vivant et qui donnez la joie
De vous boire et de vous voir nappant les grands champs
Vous êtes pour l’âme le satin et la soie.
Vous n’altérez pas la membrane du tympan
Et vous tombez sans heurt sur la chair du silence
Sans passer à coté de ce rosier grimpant
Qui vous accueille avec orgueil et insolence.
Venue de blanc vêtue elle a couvert la route
Les toits les champs les fleurs et cette vieille croûte
De pain dans ton jardin nourrissant l’arbre à fruit.
Je n’ai rien entendu les flocons sont malins
Et vont à pas de loup tout près de Blanche Neige
Qui les prend dans sa main eux lui font des câlins
Bien plus doux qu’un crin de cheval sur un manège.
Tous les chats gris sortis deviennent lumineux
Et le loup démasqué longtemps hurle à la lune
Détaché au sommet d’un mont vertigineux
Comme un marin criant terre en haut de la hune.
L’encre de la nuit a pâli et le cristal
A teinté en entier l’arc sous-tendant sa sphère
Et s’épand peu à peu dans l’espace vital
Compris entre la terre et la grande atmosphère.
Ô cristaux blancs cachant le bon et le méchant
Le mort et le vivant et qui donnez la joie
De vous boire et de vous voir nappant les grands champs
Vous êtes pour l’âme le satin et la soie.
Vous n’altérez pas la membrane du tympan
Et vous tombez sans heurt sur la chair du silence
Sans passer à coté de ce rosier grimpant
Qui vous accueille avec orgueil et insolence.