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Le bOnheur

lolamatti

Nouveau poète
Un matin d'été,
Réveillée par le chant des sirènes,
J'allai chez la fée, ma tendre marraine,
Car je voulais un fiancé.


Celle-ci, d'un coup de baguette magique,
Me fit apparaître une robe de soie,
Un diadème et un manteau en plumes d'oies,
Et pour terminer, un phénix magnifique.


Elle me dit de le laisser s'envoler,
Et de le suivre loin,
Jusqu'à ce qu'il s'arrête, au pied d'un coing,
Où se trouvera mon dulciné.


Je fis ce qu'elle me demandait,
Et arrivai au bord d'un ravin,
Ou ne se trouvait nul coing.
Je pleurai et regagnai la forêt.


C'est alors que je le vis,
Si beau que je ne pouvais l'imaginer,
Si souriant que ne saurais l'attrister,
Si éblouissant que j'en étais ravie.


J'allai vers lui,
Caressai son visage si doux,
Lui donnant mille baisers le cou,
Et fermai les yeux, car j'étais éblouie.


Je ne sais pas combien de temps il se passa,
J'étais perdue dans mes rêves devenus réalité,
Insouciante aux bavardages des sorcières malfamées,
Car, en moi, toute parole, tout bruit cessa.


C'est seulement lorsque je m'écartai,
Que je vis tous le monde qui était autour de nous.
Il nous regardaient d'un regard fou,
Comme si ils avaient peur de notre amour effrené.


Je partis avec lui,
Direction ma maison,
Pour montrer que cette saison,

Est celle qui m'épanouie.

Lorsque ma marraine le vit,
Elle me regarda avec un air interrogateur,
Puis avec un regard désapprobateur,
Puis avec un air ébahi.


Car celui que j'avais trouvé,
Dans la forêt près du ravin,
N'étais pas un prince au rire argentin,
Mais c'était un enfant, mon bébé.





 
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