Le bleu de Lucette
(d’après la chanson de P.Perret : le cul de Lucette)
Parfois j’ai les boules, je me fâche,
Et j’en veux à ces blancs becs qui font tâche
Alors je vois rouge, ça c’est le bouquet,
Je descend au troquet,
Me j’ter un p’tit blanc
Avec tous ces glands.
A vous qui voyez du gris partout,
Vous qu’avez les idées noires,
Qu’en vous lorgnez un p’tit trou,
Dans la couche d’ozone en maigres espoirs
Vous vous dites mais qu’il est beau ce bleu,
S’en vouloir être prétentieux,
Vous voilà bien orgueilleux,
Bien que j’en bave, redonnez moi s’en un peu,
Y à d’abord le bleu Franc
Celui qui sort du rang,
Y’a le bleu du drapeau,
Avec la peau fripée dans le dos
Y a le bleu de travail
Celui qui renifle la gousse d’ail,
ça c’est le bleu de pépé
Qu’était mécano à la ratp
Y’ a le bleu de tes yeux
Qui nous promet les cieux,
Y a le bleu électrique,
Qui vous met la trique,
Et le bleu d’éthylène,
Qui m’rappelle la p’tite Marlène,
Puis y a le bleu marine,
Qui m’fait penser à Marine,
Uniquement pour la rime,
Mais il y a le joli p’tit bleu de Lucette,
Celui là vous ne le connaissez pas,
Y a bien que moi qu’en ai la recette,
J’en consomme tous les soirs après le repas,
Y a le bleu d’l’océan,
ça c’est un vrai géant,
Y a le bleu de la mer,
Avec un p’tit goût amer,
Et le bleu des montagnes,
Son grand air vous gagne,
Et le bleu aristo,
Que l’on trouve que dans les châteaux,
Puis y a le bleu du ciel,
ça c’est une véritable merveille,
Et le bleu primaire,
Qu’est fait pour les prolétaires,
Et y’a les bleus au cœur, et les bleus à l’âme,
des qui vous mettent des p’tits coups de lame,
Mais il y a le joli petit bleu de Lucette,
N’essayez pas de le compromettre,
Vous qui n’avez pas la vue bien nette,
Il ne s’utilise que par un grand maître,
Y a le bleu indigo,
Rond comme un gigot,
Le bleu nuit
aussi profond que l’ennui,
Et le bleu outremer,
Celui qui plaît aux mémères,
Et le bleu layette
Qui fait un peu mauviette,
Le bleu de Marie,
Qui ne laisse pas voir la lingerie,
Puis y a le bleu de la gendarmerie,
faut pas faire de conneries,
Et le bleu de la stroumphette,
Celle qui se prend pour une nymphette,
Mais il y a le joli p’tit bleu de Lucette,
Fondant comme une sucette,
Aux jolies couleurs de violettes,
C’est vraiment le plus beau bleu de la fête,
Alors messieurs les gris bleus,
les palsambleu, et les morbleu,
Vous qu’avez les genoux calleux et les yeux globuleux,
Les bleus d’Auvergne et les bleus de Bresse,
qu’on déguste après la messe,
vous les p’tits bleus, les bitos, et les bleus bite,
Passez votre chemin et vites !
Car le joli p’tit bleu Lucette,
C’n’est que pour ma zette,
Un bleu roi,
Qui n’est fait que pour moi
Une véritable œuvre d’Art,
Quand je la vois, je sort mon dard dare-dare,
Et la grosse veine bleue se gonfle,
Je m’extasie, je transpire, je ronfle,
je crache un dernier vers,
je suffoque, je suis vert !
(d’après la chanson de P.Perret : le cul de Lucette)
Parfois j’ai les boules, je me fâche,
Et j’en veux à ces blancs becs qui font tâche
Alors je vois rouge, ça c’est le bouquet,
Je descend au troquet,
Me j’ter un p’tit blanc
Avec tous ces glands.
A vous qui voyez du gris partout,
Vous qu’avez les idées noires,
Qu’en vous lorgnez un p’tit trou,
Dans la couche d’ozone en maigres espoirs
Vous vous dites mais qu’il est beau ce bleu,
S’en vouloir être prétentieux,
Vous voilà bien orgueilleux,
Bien que j’en bave, redonnez moi s’en un peu,
Y à d’abord le bleu Franc
Celui qui sort du rang,
Y’a le bleu du drapeau,
Avec la peau fripée dans le dos
Y a le bleu de travail
Celui qui renifle la gousse d’ail,
ça c’est le bleu de pépé
Qu’était mécano à la ratp
Y’ a le bleu de tes yeux
Qui nous promet les cieux,
Y a le bleu électrique,
Qui vous met la trique,
Et le bleu d’éthylène,
Qui m’rappelle la p’tite Marlène,
Puis y a le bleu marine,
Qui m’fait penser à Marine,
Uniquement pour la rime,
Mais il y a le joli p’tit bleu de Lucette,
Celui là vous ne le connaissez pas,
Y a bien que moi qu’en ai la recette,
J’en consomme tous les soirs après le repas,
Y a le bleu d’l’océan,
ça c’est un vrai géant,
Y a le bleu de la mer,
Avec un p’tit goût amer,
Et le bleu des montagnes,
Son grand air vous gagne,
Et le bleu aristo,
Que l’on trouve que dans les châteaux,
Puis y a le bleu du ciel,
ça c’est une véritable merveille,
Et le bleu primaire,
Qu’est fait pour les prolétaires,
Et y’a les bleus au cœur, et les bleus à l’âme,
des qui vous mettent des p’tits coups de lame,
Mais il y a le joli petit bleu de Lucette,
N’essayez pas de le compromettre,
Vous qui n’avez pas la vue bien nette,
Il ne s’utilise que par un grand maître,
Y a le bleu indigo,
Rond comme un gigot,
Le bleu nuit
aussi profond que l’ennui,
Et le bleu outremer,
Celui qui plaît aux mémères,
Et le bleu layette
Qui fait un peu mauviette,
Le bleu de Marie,
Qui ne laisse pas voir la lingerie,
Puis y a le bleu de la gendarmerie,
faut pas faire de conneries,
Et le bleu de la stroumphette,
Celle qui se prend pour une nymphette,
Mais il y a le joli p’tit bleu de Lucette,
Fondant comme une sucette,
Aux jolies couleurs de violettes,
C’est vraiment le plus beau bleu de la fête,
Alors messieurs les gris bleus,
les palsambleu, et les morbleu,
Vous qu’avez les genoux calleux et les yeux globuleux,
Les bleus d’Auvergne et les bleus de Bresse,
qu’on déguste après la messe,
vous les p’tits bleus, les bitos, et les bleus bite,
Passez votre chemin et vites !
Car le joli p’tit bleu Lucette,
C’n’est que pour ma zette,
Un bleu roi,
Qui n’est fait que pour moi
Une véritable œuvre d’Art,
Quand je la vois, je sort mon dard dare-dare,
Et la grosse veine bleue se gonfle,
Je m’extasie, je transpire, je ronfle,
je crache un dernier vers,
je suffoque, je suis vert !
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