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Le baiser discret d'un sonnet d'étamines

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rivière

Maître Poète
Le baiser discret d’un sonnet d’étamines

Le soleil brûle,
la voix des sources et des fleuves agonise,
l’aurore paraît, l’ombre se pare de longs voiles de deuil,
des parfums de douceur montent de la Terre,

les rossignols paraphent des chants de Grâce
dessus le sang des bocages et des hameaux.
La langueur sommeille en mes mains en ce jour d’été,
je chemine, bras noués, sac à main sur l’épaule,

le souffle rafraîchit par à-coups mes traits réguliers,
et soulève ma micro-robe de lin,
je murmure parfois des mots d’impudeur,
et des odes saphiques que je te psalmodierai à ton retour,

ô ma Sirène, ma Vie, mon amante,
les fleurs me révèrent,
le baiser discret d’un sonnet d’étamines voltige
parmi la paix de la campagne,

les carillons des heures s’écoulent languissamment,
et égrènent l’astre de ma volupté.
Les paupières des rayons m’illuminent d’allégresse,
soudain, l’envie me gagne, et s’insinue au creux de mes reins,

les effluves de tes caresses me manquent,
mes sens inapaisés m’oppressent,
prends-moi, possède-moi, lascive, mène-moi
sexe contre sexe jusqu’à l’épithalame de ma Jouissance,

vendange avec le ciboire de tes paumes
le lait de mes noces, je t’en conjure,
plonge-moi dans l’océan de ma douceur,
j’ai si besoin de ta moiteur, et de tes étreintes,

moi qui ne suis que ton humble servante,
égrène jour après jour, nuit après nuit,
notre éternelle tendresse, ô ma Vénérée.
Je vais revenir en notre maison,

là où est née la virginité de nos nuptiales ivresses,
je t’attendrai, nue, dessus notre couche d’ivoire,
et je succomberai de contentement, avant de t’ordonner,
accrochée, à tes seins : - recommence, c’est si beau, si pur, si lesbien !

Sophie Rivière

 
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