La colombe s’envole Et traverse le monde Ses ailes s’étendent Et planent de toute leur ombre Sur les mondes perdus Sur l’océan qui gronde A travers les vents qui sondent L’ombre des âmes Et ravivent les flammes Du feu qui se braise sur les étincelles fumantes Brillantes comme les étoiles filantes Qui immobilisent les rêves Aux jours qui s’achèvent Aux peines qui s’entrouvrent Comme les plaies Comme mille accès de folie Pour que la vie soit belle Et murmure : Souviens-toi de moi ! Souviens-toi et n’oublies pas Que vivre sans moi est impossible, Que vivre sans moi est insipide, Et terriblement ennuyeux… Souviens-toi que vivre sans la vie Même au creux de l’oreiller, même au fond des draps Est inutile. Vivre ne se peut sans moi Même si c’est regrettable Même si c’est charitable Vivre sans la vie n’apprend rien Seulement le chagrin Si stupide et si dérisoire Alors, réjouis-toi D’être ce que tu es ! Même si cela fait mal quelquefois Même si tu pleures parfois Rien ne vaut la vie Vivre avec la vie Voilà tout ce qu’il faut savoir.