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Leçon de champs

maxipapy

Nouveau poète
Lorsque j'étais petit, que j'étais un enfant,
Imitant les oiseaux, je sifflais tout le temps.

Je parcourais les bois, appelant les mésanges,
De leur doux gazouillis, copiant les échanges.

Les merles s'échappaient effrayés des taillis :
De leur « sauve-qui-peut » j'avais poussé le cri !

Et le timbre argenté du beau chardonneret
Depuis longtemps, pour moi, n'avait plus de secret.

Je faisais des duos, assis au pied des aulnes,
Répondant sans repos au tarin vert et jaune.

Camouflés dans leur nid installé près du sol,
Les petits du bruant, sachant leur mère en vol,

Piaillaient, affamés, entendant son tic-tic
Que j'avais imité de façon diabolique ;

Et en joignant les mains, soufflant à petits coups,
Je trompais aisément l'infidèle coucou ;

J'avais appris le chant orchestré du pinson
Et chantais, comme lui, caché dans le buisson.

Ayant laissé aux champs, le gai moineau friquet,
Revenu dans la ville où vit le martinet,

Je sifflais d'autres airs que j'avais entendus.
On me reconnaissait quand passant dans les rues,

J'allais jusqu'à l'école avec dans le cerveau
Les plus belles leçons apprises des oiseaux.


Maxipapy
 
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