Rêveurlunaire
Maître Poète
L'automne semblait ne plus finir.
Chapitre 1.
Quand octobre s'endort.
Octobre lentement finissait son œuvre et la brune sur les ceps posait une aile fragile. Les hirondelles avaient fuient vers l'Afrique bravant les fumées incendiaires des avions ennemis et les longs faisceaux lumineux qui scrutaient le ciel comme des spectres totalement disparates. Le vent doucement balayait les rangs de peupliers qui longeaient le domaine. Il était bien morne d'ailleurs ce pauvre chai au point de sembler s'enfoncer sous le vallon qui le dominait pour ne plus voir les fantômes de la guerre et les affres de la faim. Pour la première année depuis déjà au moins une vingtaine d'années il n'avait fait que fournir sa substance aux corbeaux et aux merles qui malgré leur vigilance finissaient bien souvent dans les pièges que leur tendaient les hommes. Cette denrée n'était pourtant pas très bonne, mais les hommes avaient faim. Cette maladie de l'estomac les conduisaient à toutes sortes de bassesses et la délation était devenue chose courante. La pauvre vigne s'essoufflait et un homme, un seul, au millieu de ces fantômes du passé leur donnait des soins superfétatoires. Mais le disait il a son maître. Demain la guerre finira et le vin coulera à flot. Le pauvre homme travaillait beaucoup pour ce domaine qui lui était cher. Sa mère y avait longtemps fait office comme femme à tout faire. Son père était mort à la guerre en mille neuf cent dix sept, il était né l'année suivante. Souvenir qu'on oublie puis revient. Une permission et un enfant qu'il n'aura jamais vu. À vingt deux ans, il ne connaissait que le travail depuis l'âge de quinze ans. C'est malheureusement par force car sa mère décéda d'une grippe. Ses maîtres l'avait gardé et il lui avait donné cette petite maison de vigne où il vivait. Il se sentait bien et ne se rendait pas compte de son exploitation malgré qu'il fut handicapé d'une hanche. Durant sa jeunesse, il était tombé d'un mur un jour en jouant et il s'était fracturé le bassin. Il avait guéri mais cela lui avait laissé des séquelles....
Chapitre 1.
Quand octobre s'endort.
Octobre lentement finissait son œuvre et la brune sur les ceps posait une aile fragile. Les hirondelles avaient fuient vers l'Afrique bravant les fumées incendiaires des avions ennemis et les longs faisceaux lumineux qui scrutaient le ciel comme des spectres totalement disparates. Le vent doucement balayait les rangs de peupliers qui longeaient le domaine. Il était bien morne d'ailleurs ce pauvre chai au point de sembler s'enfoncer sous le vallon qui le dominait pour ne plus voir les fantômes de la guerre et les affres de la faim. Pour la première année depuis déjà au moins une vingtaine d'années il n'avait fait que fournir sa substance aux corbeaux et aux merles qui malgré leur vigilance finissaient bien souvent dans les pièges que leur tendaient les hommes. Cette denrée n'était pourtant pas très bonne, mais les hommes avaient faim. Cette maladie de l'estomac les conduisaient à toutes sortes de bassesses et la délation était devenue chose courante. La pauvre vigne s'essoufflait et un homme, un seul, au millieu de ces fantômes du passé leur donnait des soins superfétatoires. Mais le disait il a son maître. Demain la guerre finira et le vin coulera à flot. Le pauvre homme travaillait beaucoup pour ce domaine qui lui était cher. Sa mère y avait longtemps fait office comme femme à tout faire. Son père était mort à la guerre en mille neuf cent dix sept, il était né l'année suivante. Souvenir qu'on oublie puis revient. Une permission et un enfant qu'il n'aura jamais vu. À vingt deux ans, il ne connaissait que le travail depuis l'âge de quinze ans. C'est malheureusement par force car sa mère décéda d'une grippe. Ses maîtres l'avait gardé et il lui avait donné cette petite maison de vigne où il vivait. Il se sentait bien et ne se rendait pas compte de son exploitation malgré qu'il fut handicapé d'une hanche. Durant sa jeunesse, il était tombé d'un mur un jour en jouant et il s'était fracturé le bassin. Il avait guéri mais cela lui avait laissé des séquelles....
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