rivière
Maître Poète
L’aurore de ton sourire
Je ne veux pas déchirer,
ma Douce,
l’aurore de ton sourire
que scande le rondeau d’un rêve.
J’attends
chaque matin ta venue
quand tu passes
de ton pas délicat
devant ma maison
où
se balancent
les étincelles du temps.
A ton approche,
mon chat me quitte,
et scrute,
assis sur une chaise,
la venelle
où je demeure,
éblouie
par les sonnets de ta splendeur.
Je vais
jusqu’à ma fenêtre,
je guette
la mélodie de tes escarpins,
et
le friselis de ta robe de lin
dans
les brassées fugitives du soleil.
La joliesse de tes traits
m’embrase alors,
tes cheveux bruns
valsent parmi la rosée,
mon corps revit,
puis tu t’éloignes,
les mois s’écoulent
sur le rosaire de mon amour.
Des lambeaux d’azur
divaguent ce soir
devant le tilleul
où j’ai entraperçu ta silhouette,
je ferai déposer
demain par un messager
sur
cet arbre
les
fleurs de mes poèmes
et
l’éclair d’une caresse de vent,
puis,
je
m’endormirai,
contente,
et qu’importe
si
tu ne te reconnais pas
dans mes vers,
puisque
resteront gravées
à jamais
les fleurs de mon adoration !
Sophie 839
Je ne veux pas déchirer,
ma Douce,
l’aurore de ton sourire
que scande le rondeau d’un rêve.
J’attends
chaque matin ta venue
quand tu passes
de ton pas délicat
devant ma maison
où
se balancent
les étincelles du temps.
A ton approche,
mon chat me quitte,
et scrute,
assis sur une chaise,
la venelle
où je demeure,
éblouie
par les sonnets de ta splendeur.
Je vais
jusqu’à ma fenêtre,
je guette
la mélodie de tes escarpins,
et
le friselis de ta robe de lin
dans
les brassées fugitives du soleil.
La joliesse de tes traits
m’embrase alors,
tes cheveux bruns
valsent parmi la rosée,
mon corps revit,
puis tu t’éloignes,
les mois s’écoulent
sur le rosaire de mon amour.
Des lambeaux d’azur
divaguent ce soir
devant le tilleul
où j’ai entraperçu ta silhouette,
je ferai déposer
demain par un messager
sur
cet arbre
les
fleurs de mes poèmes
et
l’éclair d’une caresse de vent,
puis,
je
m’endormirai,
contente,
et qu’importe
si
tu ne te reconnais pas
dans mes vers,
puisque
resteront gravées
à jamais
les fleurs de mon adoration !
Sophie 839