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L'AUREVOIR (Octobre 1994)

Sylvine

Nouveau poète
Nous avons enterré Grand-Mère
et mis dessus de la terre
et avons pleuré bien fort
pour exorciser tous nos remords.

Nous avons prié bien haut
pour qu'elle nous entende de tout là-haut
nous lui avons dit aurevoir
dans nos habits tout sombres ou noirs.

Et puis nous l'avons laissée au cimetière
avec son mari, son père, sa mère
et sommes rentrés manger et boire
certains pas si remués que cela de désespoir.

Ah des fleurs elle en a eues
bien plus que de toute sa vie elle n'en n'avait jamais reçues
et un joli cercueil décoré
en bois si mince et sans dentelles sur l'oreiller.

Grand-mère qu'est-ce que j'ai eu mal
de te voir si petite et si pâle
si frêle dans ta chemise blanche
celle que tu mettais sûrement à la messe du dimanche.

Grand-mère qu'est ce que j'ai eu mal
en t'embrassant froide presque glaciale
mais tu avais ce tout petit et si beau sourire
qui me dit que ce sont les anges que tu as vu avant de partir.

Grand-mère qu'est-ce que j'ai eu mal
de voir les autres manger et rire
sitôt qu'on t'avait laissé seule
sous la terre froide dans ton linceul.

Grand-mère qu'est ce que j'ai mal
de t'avoir si peu connue et aimée si mal
mais ce sont les aléas de la vie
et je sais que tu le sais aussi.

Nous avons enterré notre Grand-mère
et avons mis dessus de la terre
et un oeillet épanoui et empourpré
pour le dernier aurevoir à Grand-mère bien aimée.
 
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