delfinarella
Poète libéré
Je me languis de vous
Comme ces châtelaines
Broderies aux genoux,
Pieds chaussés de poulaines
Le hennin triomphant
Sur leurs tresses de reines
Guettant jusqu'à la nuit
De par les meurtriéres
L'accés au pont-levis
Enjambant la riviére.
De la pointe du jour
Prés d'une pâle flamme
Au soleil se couchant
Sur les fiéres oriflammes
Piquant et repiquant
Et repiquant sans cesse
Des monceaux de drap blanc
Que leurs longs doigts caressent
Rêvassant doucement
Le regard impavide,
Le minois transparent
La lèvre translucide,
Pas un cri, pas un son
Dans ce manoir humide.
Les jours viennent et s'en vont
Dans cette bulle vide...
Le temps s'est arrêté.
Comme ces châtelaines
Broderies aux genoux,
Pieds chaussés de poulaines
Le hennin triomphant
Sur leurs tresses de reines
Guettant jusqu'à la nuit
De par les meurtriéres
L'accés au pont-levis
Enjambant la riviére.
De la pointe du jour
Prés d'une pâle flamme
Au soleil se couchant
Sur les fiéres oriflammes
Piquant et repiquant
Et repiquant sans cesse
Des monceaux de drap blanc
Que leurs longs doigts caressent
Rêvassant doucement
Le regard impavide,
Le minois transparent
La lèvre translucide,
Pas un cri, pas un son
Dans ce manoir humide.
Les jours viennent et s'en vont
Dans cette bulle vide...
Le temps s'est arrêté.