rivière
Maître Poète
L’astre de ma Beauté
Je chemine lentement le long de l’Anille en ce jour d’été,
la grâce des fleurs m’environne,
je me baisse parfois, et je cueille pour toi,
des amarantes et des lys pour les offrir, agenouillée,
la grâce des fleurs m’environne,
je me baisse parfois, et je cueille pour toi,
des amarantes et des lys pour les offrir, agenouillée,
ô ma Sirène, ma Vie, ma Vierge suprême,
toi qui illumines chaque jour l’astre de ma Beauté,
les frondaisons connaissent la royauté de notre Amour
quand tu déposes sur mes lèvres languides l’émoi d’un baiser,
toi qui illumines chaque jour l’astre de ma Beauté,
les frondaisons connaissent la royauté de notre Amour
quand tu déposes sur mes lèvres languides l’émoi d’un baiser,
les bocages et les forêts du Maine s’inclinent,
tandis que le soleil se déchire sur le poitrail des chênes,
nous marchons, paumes entrelacées, appuyées
contre le sang des ombres, et les haillons des rayons.
tandis que le soleil se déchire sur le poitrail des chênes,
nous marchons, paumes entrelacées, appuyées
contre le sang des ombres, et les haillons des rayons.
La langueur nous saisit par à-coups,
et nous nous allongeons dessus la prée
face aux beffrois des lueurs, les oiselles me fêtent,
et psalmodient le calice de Paix,
et nous nous allongeons dessus la prée
face aux beffrois des lueurs, les oiselles me fêtent,
et psalmodient le calice de Paix,
ta tunique de lin brasille,
tes bras fiévreux m’attirent à toi,
j’ai tant besoin de l’or de ta chair,
j’ai tant envie de ta Tendresse,
tes bras fiévreux m’attirent à toi,
j’ai tant besoin de l’or de ta chair,
j’ai tant envie de ta Tendresse,
tu me câlines, ton parfum d’impudeur m’oppresse,
nous restons ainsi, l’une contre l’autre, l’une dans l’autre,
exquises, et tremblantes, portées par nos divines caresses,
puis nous nous relevons, et nous reprenons nos sacs à main,
nous restons ainsi, l’une contre l’autre, l’une dans l’autre,
exquises, et tremblantes, portées par nos divines caresses,
puis nous nous relevons, et nous reprenons nos sacs à main,
qui gisaient dessus le baldaquin des mousses,
témoins impassibles de nos joutes,
et je songe avec ferveur au joug de tes baisers,
les herbes d’émeraude réclament la scansion de mes escarpins.
témoins impassibles de nos joutes,
et je songe avec ferveur au joug de tes baisers,
les herbes d’émeraude réclament la scansion de mes escarpins.
Ta longue chevelure vaporeuse de jais
se mêle à la mienne dès que nous nous baissons
pour éviter une branche, soudain, près d’un orme,
le désir s’impose à moi, lancinant,
se mêle à la mienne dès que nous nous baissons
pour éviter une branche, soudain, près d’un orme,
le désir s’impose à moi, lancinant,
je n’en peux plus, je t’attire à moi, suppliante,
tu ôtes sans mot dire mes habits,
tu fais de même, tu me couches à même la Terre,
mes seins hauts plantés, et lourds, durcissent,
l’hermine de ma Toison devient Splendeur,
puis, tu me caracoles, tu me possèdes,
je gémis, je hoquette des missels de félicité,
je ne suis plus qu’étreintes, et râles,
tu ôtes sans mot dire mes habits,
tu fais de même, tu me couches à même la Terre,
mes seins hauts plantés, et lourds, durcissent,
l’hermine de ma Toison devient Splendeur,
puis, tu me caracoles, tu me possèdes,
je gémis, je hoquette des missels de félicité,
je ne suis plus qu’étreintes, et râles,
bientôt, je proclame la mélopée de ma Jouissance,
le nectar de ma sève sourd,
tu le bois en la coupe de tes mains,
et à nouveau je deviens Tienne, ô ma Vénérée !
le nectar de ma sève sourd,
tu le bois en la coupe de tes mains,
et à nouveau je deviens Tienne, ô ma Vénérée !
Sophie Rivière