L’ARBRE MORT
Parmi les monts et les vaux
Je suis un jeune arbre fort,
Chaque jour de minuscules oiseaux
M’habitent de leur présence d’or
Chaque aube est des plus beaux
Chaque nuit, paisible, je m’endors
Seize ans que mes branches poussent
Le temps défile sans faire de pause
Je vois les hommes qui émoussent
Leurs lames et leurs âmes et pour cause
C’est une hécatombe qui me fou la frousse
Qui chaque jour détruit les roses
En ces quelques années j’ai vu l’abattage
D’hêtres au crépuscule de leur vie ou encore à l’aurore
Pas besoin d’être un chêne centenaire et sage
Pour voir la vie et comprendre son sort
Je ne suis encore qu’un arbre d’un jeune âge
Mais je suis déjà un arbre mort
Parmi les monts et les vaux
Je suis un jeune arbre fort,
Chaque jour de minuscules oiseaux
M’habitent de leur présence d’or
Chaque aube est des plus beaux
Chaque nuit, paisible, je m’endors
Seize ans que mes branches poussent
Le temps défile sans faire de pause
Je vois les hommes qui émoussent
Leurs lames et leurs âmes et pour cause
C’est une hécatombe qui me fou la frousse
Qui chaque jour détruit les roses
En ces quelques années j’ai vu l’abattage
D’hêtres au crépuscule de leur vie ou encore à l’aurore
Pas besoin d’être un chêne centenaire et sage
Pour voir la vie et comprendre son sort
Je ne suis encore qu’un arbre d’un jeune âge
Mais je suis déjà un arbre mort