LaMerveilleuse
Nouveau poète
L'annonce se fait,
La peau bleuit déjà.
La peau bleuit déjà.
"Carmen est morte". "Carmen est morte". Julie se répétait sans cesse cette phrase hypnotique, sans qu'elle y trouve un sens cohérent. C'est idiot sans doutes, mais pour elle, Carmen ne pouvait pas mourire. Cette femme toute fripée avait un feu dans le regard, une force... ses phrases étaient toujours exclamatives, prononcées avec assurance et un volume sonor assez élevé. Ses pensées étaient normales, ce qu'elle disait avait un sens... elle ne semblait pas du tout sur le point de mourir! Cette puissance, cette droiture... elle paraissait si sage! si forte à la foix, si pleine de vie... "Carmen est morte" cette phrase n'avait aucun sens, c'était impossible! "Carmen est morte" Des sons, du vent" Carmen est morte" Non! "Carmen est morte" NON! NON! NON! NON! Julie se boucha les oreilles. Elle savait que c'était inutile, c'était dans sa tête que cette phrase passsait en boucle, mais cela la soulageait. "Car-men est mor-te" Des sons, des sons, des mots qui n'ont pas de sens... des mots vides, sans fondements...
"Carmen est morte." Soudain, comme un coup de fouet, une grosse baffe, un coup dans le ventre, les mots prirent vie. Prirent sens. "Carmen est morte". Elle n'est plus. Julie sentit des larmes couler le long de ses joues. Sa vue se brouilla. Elle eut envie de crier, de hurler, mais le Docteur Marc était à côté. Elle ne pouvait pas. Alors, elle courut, courut, courut dans le couloir blanc extra propre, et ne s'arrêta qu'une fois dans les vestiaires. Elle s'assit sur un banc, et elle pleura. La bouche ouverte, en sanglotant, comme une petite fille qui s'est pris une baffe. Elle bavait, mais elle s'en fichait royalement, elle mouchait, elle respirait étrangement, mais ça n'avait aucune importance. Elle avait un déchirement dans sa poitrine, elle avait mal à la gorge. Soudain, elle sentit une main se poser sur son épaule. Une larme couler sur son autre épaule. Elle leva ses yeux, et entre-aperçut un visage familier sans pouvoir mettre de nom dessus. Elle resta là une heure, puis deux, puis trois, à pleurer avec cet(te) inconnu(e). Elle l'entendit pleurer aussi, mais moins fort. A un moment, elle n'en put plus du mal de tête qui la martelait et esseya de se calmer. Elle respira plus lentement, ferma sa bouche, ouis la rouvrit car son nez était trop bouché pour qu'elle puisse respirer. Ses yeux étaient tout gonflés, et les larmes coulaient toujours, mais elle put se lever et chercher un Doliprane. Quand elle ouvrit son casier, elle sursauta. La femmme qui la fixait dans le miroir en face d'elle avait les cheveux gras, tombant sur ses épaules, les yeux gonflés et rouges, plissés, un nez rouge de clown, des trainées de bave sur le menton, et une expression de desepoir si violente qu'elle en fut presque surprise. Elle eut un rire nerveux, qui se fit plus fort, se mua en un rire carément hystérique. Elle hurlait, elle hurlait. Sa tête explosait. Elle martela de ses poings le casier. Des bras robustes la prirent et la serrèrent contre un torse dur et chaleureux à la fois. "Allons, allons, calmez-vous. Julie? Julie? Là,là, je suis là, calmez vous." Elle se retourna, et peu à peu, sa vue s'éclaircit. Elle murmura, presque un soupir, "Docteur Marc." Elle perdit connaissance.
"Je n'ai jamais vu une infirmière aussi touchée par la mort d'une patiente! C'est si violent, toute cette.. tout ce... desespoir! C'était si émouvant, que j'en ai aussi pleuré.
-Marc, voyons, vous ne connaissez donc pas l'histoire de Julie?
-Euh... non, je ne crois pas.
-Elle a perdu sa mère toute petite, et son père est schizophrène.
-Oh! Mon Dieu! C'est terrible!"
Le téléphone sonna. Le medecin-vigile décrocha.
"Hôpital Ste Marie, direction, j'écoute? ... Oui? Ils sont là?... bien allons les accueillir. -il raccrocha- Marc, les proches de Carmen sont dans l'entrée. "
Les deux hommes se rendirent donc dans l'entrée, se préparant à affronter un torrent de larmes. Trois hommes en tenue-pingouin se tenaient debout, accompagnés de deux jeunes femme. Leurs visages étaint froids, aucun signe de tristesse ne se lisait sur leurs traits. Dans ceux d'un homme d'âge mûr (son fils, semblerait-il) une commisure de lèvre était même soulevée d'un double milimètre -un sourire naissant, sur cette face inexpressive- se remarquait quand on observait très attentivement-ce que fit Marc-.
Ils s'approcha de ce petit groupe, dégouté par ce qu'il avait lu dans les yeux du fils. e la joie.
D'un ton blanc, il annonça:
-Bonjours, je vous présente toutes mes condoléances. Je suis le Docteur Marc, j'ai soigné votre proche durant son... séjour? ici.
Le fils pouffa distinctement:
-Ses condoléances, tu parles! On s'en fout!
Marc serra les poings. Inexplicablement, cela le mettait hors de lui. Il était sencé rester impartial! Ce n'était pas ses affaires! Mais Carmen, si douce, si sage... et Julie...
-Veuillez me suivre à la morgue.
Le petit groupe de six personnes se dirigeat vers cette sinistre destination, le médecin-vigile étant resté à l'accueil, parcourant les couloirs immaculés, croisant les infirmères et les médecins. Quand ils entrèrent, Julie était au près de Carmen. Lui serrant la main. Ce n'était pas très correcte, mais Marc ne dit rien. Il accepta cet écart, Julie étant profondément touchée par cette mort.
-Bonjour, déclara-t-elle, en un sanglot. Je suis l'infirmière qui s'est occupée de Carmen.
-Oui, oui, c'est ça, déclara le fils.
-Je vous présente toutes mes sincères condoléances.
-Pfff... la vieille a rendu l'âme, les sous sont à nous! Cette vieille emmerdeuse ne risque pas de nous manquer! Oh non! dit l'une des femmes en s'approchant de la défunte.
Julie étouffa un hoquet de surprise. La femme se saisit d'une des mains de Carmen, et la tâta.
-Froide, bleue, laide, inutile. Comme sa propriétaire.
En effet, la peau de Carmen se teintait de bleu, déjà. Le sang avait cessé de circulé, ce qui provoquait cette réaction dermatologique.
-Voulez vous rester seuls un instant pour lui dire adieu? proposé Marc en se retrant, emmenant Julie avec lui.
-L'enterrement sera déjà suffisant, merci! dit la seconde femme.
Marc l'ignora et Julie et lui se retirèrent néanmoins.
-Quels gens odieux! c'est in-su-por-table! dit Marc. Ils n'ont jamais aimé cette femme, et ils vont récolter un héritage condidérable!
-Oh, Monsieur Marc, je suis si désespérée. Je me suis tellement attachée à Carmen que , elle ne put terminer sa phrase, emportée par un sanglot.
-Allons, allons, calmez vous. Et appelez moi Marc, Julie.
"Carmen est morte." Soudain, comme un coup de fouet, une grosse baffe, un coup dans le ventre, les mots prirent vie. Prirent sens. "Carmen est morte". Elle n'est plus. Julie sentit des larmes couler le long de ses joues. Sa vue se brouilla. Elle eut envie de crier, de hurler, mais le Docteur Marc était à côté. Elle ne pouvait pas. Alors, elle courut, courut, courut dans le couloir blanc extra propre, et ne s'arrêta qu'une fois dans les vestiaires. Elle s'assit sur un banc, et elle pleura. La bouche ouverte, en sanglotant, comme une petite fille qui s'est pris une baffe. Elle bavait, mais elle s'en fichait royalement, elle mouchait, elle respirait étrangement, mais ça n'avait aucune importance. Elle avait un déchirement dans sa poitrine, elle avait mal à la gorge. Soudain, elle sentit une main se poser sur son épaule. Une larme couler sur son autre épaule. Elle leva ses yeux, et entre-aperçut un visage familier sans pouvoir mettre de nom dessus. Elle resta là une heure, puis deux, puis trois, à pleurer avec cet(te) inconnu(e). Elle l'entendit pleurer aussi, mais moins fort. A un moment, elle n'en put plus du mal de tête qui la martelait et esseya de se calmer. Elle respira plus lentement, ferma sa bouche, ouis la rouvrit car son nez était trop bouché pour qu'elle puisse respirer. Ses yeux étaient tout gonflés, et les larmes coulaient toujours, mais elle put se lever et chercher un Doliprane. Quand elle ouvrit son casier, elle sursauta. La femmme qui la fixait dans le miroir en face d'elle avait les cheveux gras, tombant sur ses épaules, les yeux gonflés et rouges, plissés, un nez rouge de clown, des trainées de bave sur le menton, et une expression de desepoir si violente qu'elle en fut presque surprise. Elle eut un rire nerveux, qui se fit plus fort, se mua en un rire carément hystérique. Elle hurlait, elle hurlait. Sa tête explosait. Elle martela de ses poings le casier. Des bras robustes la prirent et la serrèrent contre un torse dur et chaleureux à la fois. "Allons, allons, calmez-vous. Julie? Julie? Là,là, je suis là, calmez vous." Elle se retourna, et peu à peu, sa vue s'éclaircit. Elle murmura, presque un soupir, "Docteur Marc." Elle perdit connaissance.
"Je n'ai jamais vu une infirmière aussi touchée par la mort d'une patiente! C'est si violent, toute cette.. tout ce... desespoir! C'était si émouvant, que j'en ai aussi pleuré.
-Marc, voyons, vous ne connaissez donc pas l'histoire de Julie?
-Euh... non, je ne crois pas.
-Elle a perdu sa mère toute petite, et son père est schizophrène.
-Oh! Mon Dieu! C'est terrible!"
Le téléphone sonna. Le medecin-vigile décrocha.
"Hôpital Ste Marie, direction, j'écoute? ... Oui? Ils sont là?... bien allons les accueillir. -il raccrocha- Marc, les proches de Carmen sont dans l'entrée. "
Les deux hommes se rendirent donc dans l'entrée, se préparant à affronter un torrent de larmes. Trois hommes en tenue-pingouin se tenaient debout, accompagnés de deux jeunes femme. Leurs visages étaint froids, aucun signe de tristesse ne se lisait sur leurs traits. Dans ceux d'un homme d'âge mûr (son fils, semblerait-il) une commisure de lèvre était même soulevée d'un double milimètre -un sourire naissant, sur cette face inexpressive- se remarquait quand on observait très attentivement-ce que fit Marc-.
Ils s'approcha de ce petit groupe, dégouté par ce qu'il avait lu dans les yeux du fils. e la joie.
D'un ton blanc, il annonça:
-Bonjours, je vous présente toutes mes condoléances. Je suis le Docteur Marc, j'ai soigné votre proche durant son... séjour? ici.
Le fils pouffa distinctement:
-Ses condoléances, tu parles! On s'en fout!
Marc serra les poings. Inexplicablement, cela le mettait hors de lui. Il était sencé rester impartial! Ce n'était pas ses affaires! Mais Carmen, si douce, si sage... et Julie...
-Veuillez me suivre à la morgue.
Le petit groupe de six personnes se dirigeat vers cette sinistre destination, le médecin-vigile étant resté à l'accueil, parcourant les couloirs immaculés, croisant les infirmères et les médecins. Quand ils entrèrent, Julie était au près de Carmen. Lui serrant la main. Ce n'était pas très correcte, mais Marc ne dit rien. Il accepta cet écart, Julie étant profondément touchée par cette mort.
-Bonjour, déclara-t-elle, en un sanglot. Je suis l'infirmière qui s'est occupée de Carmen.
-Oui, oui, c'est ça, déclara le fils.
-Je vous présente toutes mes sincères condoléances.
-Pfff... la vieille a rendu l'âme, les sous sont à nous! Cette vieille emmerdeuse ne risque pas de nous manquer! Oh non! dit l'une des femmes en s'approchant de la défunte.
Julie étouffa un hoquet de surprise. La femme se saisit d'une des mains de Carmen, et la tâta.
-Froide, bleue, laide, inutile. Comme sa propriétaire.
En effet, la peau de Carmen se teintait de bleu, déjà. Le sang avait cessé de circulé, ce qui provoquait cette réaction dermatologique.
-Voulez vous rester seuls un instant pour lui dire adieu? proposé Marc en se retrant, emmenant Julie avec lui.
-L'enterrement sera déjà suffisant, merci! dit la seconde femme.
Marc l'ignora et Julie et lui se retirèrent néanmoins.
-Quels gens odieux! c'est in-su-por-table! dit Marc. Ils n'ont jamais aimé cette femme, et ils vont récolter un héritage condidérable!
-Oh, Monsieur Marc, je suis si désespérée. Je me suis tellement attachée à Carmen que , elle ne put terminer sa phrase, emportée par un sanglot.
-Allons, allons, calmez vous. Et appelez moi Marc, Julie.