Eléâzar
Maître Poète
L'ange a les reins blessés et ses lèvres sont closes ;
Sa robe s’est salie et son aile se ferme
Devant l’iniquité de l’armée qui mit terme
Aux envolées lyriques tombées dans des proses.
Prends garde chérubin : le sol te décompose !
Si tu ne peux voler, tiens-toi tout près du bord
De l’étang sans remous amoureux de ton corps
Qu’il recomposera de son eau qui repose.
Ta harpe est inutile et ton chant est bien vain
A l’oreille futile et fermée au divin ;
Maudis ce jour si sombre où les cieux t’ont lâché
Sans que tu ne les aies un seul instant fâchés ;
Accroupis-toi devant l’eau croupie et dis-lui
Voir tes traîtres amis dans un reflet qui luit.
Sa robe s’est salie et son aile se ferme
Devant l’iniquité de l’armée qui mit terme
Aux envolées lyriques tombées dans des proses.
Prends garde chérubin : le sol te décompose !
Si tu ne peux voler, tiens-toi tout près du bord
De l’étang sans remous amoureux de ton corps
Qu’il recomposera de son eau qui repose.
Ta harpe est inutile et ton chant est bien vain
A l’oreille futile et fermée au divin ;
Maudis ce jour si sombre où les cieux t’ont lâché
Sans que tu ne les aies un seul instant fâchés ;
Accroupis-toi devant l’eau croupie et dis-lui
Voir tes traîtres amis dans un reflet qui luit.