urbain fatewa mara
Maître Poète
Au telephonne, je ne pouvais plus t'entendre
L'amour à distance est plus chaud que la cendre
Et ton corps ne vit plus dans les environs de ma chambre
L'amour a plus de jours que ce mois de septembre
J'ai perdu ma clée en te cherchant sous le placard
Tu me telephonnais et ta voix me parlait comme un soulard
Je t'écoutais, couché sur mon dos, en observant ces faux plafonds
Où as-tu eu tout cet argent brillant pour enrichir ton fonds?
Peut-être je n'avais plus de sexe pour te rendre heureuse
Où est donc parti ce monsieur qui' la nuit, te creuse?
Pourtant l'amour purifie nos deux sexes tout le jour
Que vais-je dire à l'amour que je resens de toi dans la cour?
Tous les jours, je te fais boire mon lait et toi tu grossis
Desfois tu tombes en ceinte, moi je suis passablement assis
En observant les meubles qui supportent nos anciennes photos
Tantôt c'est tois qui me souris, tantôt c'est moi qui suis sur la moto
Nous sommes tombés amoureux l'un et l'autre dans la bonne nuit
Et je me souviens de la date des moments où la musique fait son bruit
Tu m'as donné un fruit qui m'était forcement interdit
Depuis lors, je t'ai aimé plus que le vrai paradis
L'amour à distance est plus chaud que la cendre
Et ton corps ne vit plus dans les environs de ma chambre
L'amour a plus de jours que ce mois de septembre
J'ai perdu ma clée en te cherchant sous le placard
Tu me telephonnais et ta voix me parlait comme un soulard
Je t'écoutais, couché sur mon dos, en observant ces faux plafonds
Où as-tu eu tout cet argent brillant pour enrichir ton fonds?
Peut-être je n'avais plus de sexe pour te rendre heureuse
Où est donc parti ce monsieur qui' la nuit, te creuse?
Pourtant l'amour purifie nos deux sexes tout le jour
Que vais-je dire à l'amour que je resens de toi dans la cour?
Tous les jours, je te fais boire mon lait et toi tu grossis
Desfois tu tombes en ceinte, moi je suis passablement assis
En observant les meubles qui supportent nos anciennes photos
Tantôt c'est tois qui me souris, tantôt c'est moi qui suis sur la moto
Nous sommes tombés amoureux l'un et l'autre dans la bonne nuit
Et je me souviens de la date des moments où la musique fait son bruit
Tu m'as donné un fruit qui m'était forcement interdit
Depuis lors, je t'ai aimé plus que le vrai paradis