Marty
Nouveau poète
Du haut de ton triste âge, tu regardes la foule qui n'est que de passage.
Dans cette avenue tous trépassent, baissant leurs regards aussi froids que glace.
Tu ne te sens guère vivant pourtant tu as tout juste 17 ans,
dans ton triste coeur d'enfant la flemme s'éteind lentement.
Ce matin le ciel est gris et comme chaque matin personne ne rit.
Tu as perdu ton si grand appétit, toi qui rêvais de dévorer la vie.
A l'écart, sur ton habituel banc, tu regardes ce tableau peind de noir et blanc.
Ils portent leurs costards auxquels ils tiennent tant, et les seuls bruits audibles sont leurs bêlements.
Le troupeau fonce à vive allure pour se réfugier dans les couloirs du métro trop obscures.
Au moins ils ne prennent pas la voiture, ils ne salissent pas le reste d'air pur.
Sur les quais dans la pénombre, ils se cachent derrière leurs journaux emplis de nouvelles immondes.
Cette année : des chômeurs en grand nombre, et des soldats tombés sous les bombes.
Le métro est à quai, vite montez à bord, direction la dernière station : la mort.
Les femmes et les enfants d'abord, il reste encore de la place, entassez vous encore.
L'amour s'est fait égorgé ce matin dans cette avenue où personne ne voit rien.
Son sang coule dans vos mains, vous qui n'avez pas même aperçu ce gamin.
Ce gamin c'était lui, oui lui qui eut cru en l'Humanité cette putain.
Celle-ci l'a bien baisé, sans pour autant que qu'il ne l'aie payé.
Au diable cette prostituée, celle qui l'a tant fait rêver.
Dans cette avenue tous trépassent, baissant leurs regards aussi froids que glace.
Tu ne te sens guère vivant pourtant tu as tout juste 17 ans,
dans ton triste coeur d'enfant la flemme s'éteind lentement.
Ce matin le ciel est gris et comme chaque matin personne ne rit.
Tu as perdu ton si grand appétit, toi qui rêvais de dévorer la vie.
A l'écart, sur ton habituel banc, tu regardes ce tableau peind de noir et blanc.
Ils portent leurs costards auxquels ils tiennent tant, et les seuls bruits audibles sont leurs bêlements.
Le troupeau fonce à vive allure pour se réfugier dans les couloirs du métro trop obscures.
Au moins ils ne prennent pas la voiture, ils ne salissent pas le reste d'air pur.
Sur les quais dans la pénombre, ils se cachent derrière leurs journaux emplis de nouvelles immondes.
Cette année : des chômeurs en grand nombre, et des soldats tombés sous les bombes.
Le métro est à quai, vite montez à bord, direction la dernière station : la mort.
Les femmes et les enfants d'abord, il reste encore de la place, entassez vous encore.
L'amour s'est fait égorgé ce matin dans cette avenue où personne ne voit rien.
Son sang coule dans vos mains, vous qui n'avez pas même aperçu ce gamin.
Ce gamin c'était lui, oui lui qui eut cru en l'Humanité cette putain.
Celle-ci l'a bien baisé, sans pour autant que qu'il ne l'aie payé.
Au diable cette prostituée, celle qui l'a tant fait rêver.