Le vent s’amuse avec ma coiffure, Effleure et soulève ma chevelure, Frôle en caresse mon visage d’ange. Fascinée ma robe en voilage Lui laisse discrètement le passage, Pas vraiment sage le message! Cajole mes cuisses agréablement, Le vent me fait l’amour gentiment. Les gouttes de pluie, perles de vie, Coulent sur mes vêtements d’été, Ruissellent sur mes joues rougies. D’un effleurement sensuel, léger, Elle caressent mes lèvres charnelles, Flânent sur mes épaules nues, Pénètrent au creux de mes seins charnus, S’immobilisent quelques temps sur mes reins, Glissent amoureusement sur mon bassin Jusqu’à mon secret jardin discret Où elles semblent s’être égarées, Dans le dédale d’un labyrinthe sans fin. La pluie me fait l’amour enfin. Devant l’âtre de la cheminée, Je suis allongée, admirant la beauté, De ces flammèches dansant avec volupté, De ces étincelles sautillant avec agilité. Les craquements du bois chantonnent une mélopée. Je suis comme une femme ensorcelée, Cette scène me donne envie de rêver. Les flammes lèchent ma silhouette courbée, Me font frémir d’un désir et d’une envie enflammée. Ces braises incandescentes sur ma personne Fait perler des gouttes de sueur sur ma colonne, Le feu me fait l’amour comme un homme. Un masque d’argile recouvre ma peau nue, La terre généreuse m’offre ses vertus, Assurément, un peu fraîche au début, Diffuse sa chaleur dans mes chairs tendues. S’accroche à ma peau comme les doigts d’un amant, Elle se craquelle sous ma chaleur organique, La terre me fait l’amour érotique.