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L'ami invisible

Gérard Taverne

Maître Poète
L'ami invisible

Toi, à l’écart dans la foule, tu désespères,
Si fragile, si sensible que tout exaspère,
N’entends-tu pas ce torrent impétueux
Qui jaillit, court, éclabousse, somptueux.

Toi, sans toit, que tout le monde raye, nie,
Tu tends la main, tu t’assois, tu mendies.
Regarde là-bas dans cette maison abandonnée,
Le vieil oiseau crée son nid malgré les années.

Les passants défilent, pour eux, tu n’existes pas.
Effrayés de se voir en toi, ils ne te regardent pas.
Comme seule issue, tu ne vois que le linceul,
Pourtant, sais-tu que tu n’as jamais vécu seul ?

Alors que tu te sens rejeté, abandonné,
Je te contemple comme un nouveau-né,
J’existe au milieu de ton invisible aura,
Ferme tes yeux perdus et tu me verras.
 
Dernière édition:
Une poésie engagée qui mérite le respect. Vous passez de très beaux messages dans ce monde aveugle et sourd!
J'aurais dit pour ma part ( les passants circulent) passe passant est gênant pour moi . Ceci n'est que mon opinion. Il n'y a pas meilleur maître que celui qui aide son prochain en toute chose . Merci c'est émouvant du pur-sang.
 
Merci Lilasys, pour ce retour constructif. J'ai écrit « Les passants passent » pour insister sur l'idée d'un défilement sourd, insensible. Le mot « circulent » m'évoque plutôt le véhicule. Je l'ai changé en défilent qui contient aussi cette impression. Merci pour Pur sang.
 
Dernière édition:
Beau sujet et belle écriture, merci.
Cela m'amène à la réflexion sur la cascade de circonstances nécessaires
pour se retrouver ainsi ...
 
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