rivière
Maître Poète
L’ambroisie de tes lèvres
Te rappelles-tu le premier baiser que je cueillis
ce matin-là sur l’ambroisie de tes lèvres,
nous avions dix-sept ans et les pétales de nos chairs
s’ouvraient aux flambeaux de l’Amour,
des papillons voltigeaient autour de nous
dans la prée inondée de soleil,
les herbes crissaient
sous nos corps emmêlés à l’esquif des blés
et couchés sur le radeau de l’été,
des merles babillaient non loin de nous, joyeux,
perchés dans un pommier, ignorants nos soupirs
et les mélopées de nos voluptés.
Nos robes gisaient, inutiles,
parmi l’accord mystique des herbes,
nos seins et nos jambes s’entrelacèrent
des heures durant,
à la fin de notre duel d’Eros,
je t’adoubai
de ma tendresse
par-dessus le dais des nuées.
Nous partageons depuis ces moments féériques
l’immortalité des jours
et
les flocons des âges.
Sophie 839
Te rappelles-tu le premier baiser que je cueillis
ce matin-là sur l’ambroisie de tes lèvres,
nous avions dix-sept ans et les pétales de nos chairs
s’ouvraient aux flambeaux de l’Amour,
des papillons voltigeaient autour de nous
dans la prée inondée de soleil,
les herbes crissaient
sous nos corps emmêlés à l’esquif des blés
et couchés sur le radeau de l’été,
des merles babillaient non loin de nous, joyeux,
perchés dans un pommier, ignorants nos soupirs
et les mélopées de nos voluptés.
Nos robes gisaient, inutiles,
parmi l’accord mystique des herbes,
nos seins et nos jambes s’entrelacèrent
des heures durant,
à la fin de notre duel d’Eros,
je t’adoubai
de ma tendresse
par-dessus le dais des nuées.
Nous partageons depuis ces moments féériques
l’immortalité des jours
et
les flocons des âges.
Sophie 839