Laissez-moi le temps...
Laissez-moi un temps sans nombre
Avant de me fondre en Nature-mère,
Donnez-moi encore un peu d'ombre
Pour y dissimuler la joie et la misère...
Le temps, oui c'est le temps qui passe
Détenant le grand sablier de ma vie
C'est ma peur, car il fait main basse
A l'éventail de l'espoir, casse l'envie...
Le temps passe et trépasse, s'enfuit
Irrémédiablement, il tourne, tourne,
Telle une roue, le jour et puis la nuit,
De ma vie cruellement se détourne...
Chaque jour apporte l'eau au moulin
De Chronos et se rit de mon angoisse,
Il est toujours hélas! bien plus malin,
Peu importe si mon image, il froisse...
J'ai beau le défier, mais il est très fort,
L'amour alors devient ma seule arme,
Je m'ingénie à le narguer, c'est le trésor
Devant lequel, un court instant il désarme...
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